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Antoine Bondaz : le sommet Trump-Kim Jong-un fait un bide

ENTRETIEN

Antoine Bondaz, chercheur pour la Fondation pour la recherche stratégique revient sur l’échec du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un.

La Marseillaise : Quelle est la dimension historique de ce sommet ?
Antoine Bondaz : Dans le passé, nous avons assisté à des rencontres avec des anciens présidents ou des délégations importantes. C’est la deuxième fois qu’un président en activité rencontre son homologue nord coréen, la première était à Singapour (NDLR le 12 juin 2018). Ce sommet est donc fortement historique.
Le dossier de la dénucléarisation était très attendu, qu’en sort-il ?
A.B : C’est un des éléments abordés lors de cette rencontre parmi d’autres. Depuis 450 jours, on a un moratoire sur les essais nord coréens. Cela ne veut pas dire que le pays arrête son programme d’armement nucléaire, au contraire, il continue de s’accroître.
Aujourd’hui, il n’y a pas eu d’accord, il reste donc tout à faire sur le sujet de la dénucléarisation.
C’est un problème important pour les États-Unis.
Quels étaient les enjeux pour Donald Trump ?
A.B : La priorité pour Trump est de se différencier de ses prédécesseurs. Il le fait, en rencontrant Kim Jong-un et il le met en scène à travers l’arrêt des essais nord coréens.
Son argument est qu’il aurait hérité des tensions de l’époque Obama, et que lui, apporterait une certaine stabilité.
Il doit démontrer qu’il sait négocier, depuis son arrivée au pouvoir, il montre surtout qu’il sort des accords internationaux.
Quels sont les enjeux du président sud coréen qui agit dans l’ombre de ces rencontres ?
A.B : C’est le facilitateur des négociations.
Ça a commencé en 2018 avec les JO de Pyeongchang. Il oeuvre à améliorer les relations avec la Corée du Nord, il attendait une levée partielle des sanctions pour entretenir une dynamique, pour rouvrir des complexes industriels et touristiques intercoréens. Il ne le pourra malheureusement
pas sans accord. Quid de la question des droits de l’Homme ?
A.B : La priorité est le sujet nucléaire pour les États-Unis et les sanctions pour la Corée du Nord. La question ne peut être abordée lors de ces négociations, au risque que la Corée du Nord quitte la table et achève le sommet prématurément.
Propos recueillis par Arthur Lederer