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Des cheminots privés de travail

à l’appel de la CGT, une cinquantaine de cheminots des départements du Limousin, d’Indre et du Lot a manifesté leur colère devant le siège limougeaud de la SNCF. Farouchement opposés à l’externalisation de leurs missions vers le privé, les cheminots entendaient bien interpeller leur directeur d’établissement. En vain.Arborant leur tenue orange, munis de leurs outils et de leurs drapeaux à l’effigie de la CGT, une cinquantaine de cheminots du secteur de Limoges (qui s’étend de l’Indre au Lot en passant par les trois départements du Limousin) a donné de la voix hier matin à Limoges. Déçus par l’absence de leur directeur d’établissement, les 50 cheminots sont allés perturber la circulation autour de la gare.Apprenant que la direction de leur établissement se préparait à «externaliser» la grande majorité des missions des cheminots qui travaillent sur la voie, la CGT a déposé un préavis de grève pour la journée d’hier. Dans le même temps, l’organisation syndicale appelait dans un tract «tous les cheminots à se rassembler en apportenant leurs outils de travail et des tenues de travail pour bien montrer au directeur d’établissement que l’externalisation ne peut et ne doit pas aller au delà de ce qui est déjà réalisé actuellement». Récemment, une journée de travail avait lieu à Limoges durant laquelle «un dirigeant national est venu expliquer à l’encadrement comment il fallait procéder pour externaliser notre travail. On voit bien la volonté de confier les choses au privé alors même que nous aurions les moyens» déplore Philippe Blanchon, cheminot et responsable CGT. Et ce projet d’externalisation, autrement de sous-traitance du secteur privé, est perçu par le syndicat comme «une attaque sans précédent contre les cheminots, menée par un cheminot. Notre dirigeant ouvre encore plus la porte aux entreprises privées : externalisation prévisible de 100% des investissements et de 25 à 30 % de la maintenance. Et ce n’est certainement qu’un début. Pire ce seraient des cheminots de l’établissement qui organiseraient l’externalisation et d’autres qui superviseraient les agents du privé !». En effet, «aux réunions, on nous a expliqué qu’il faut désormais passer du savoir-faire au savoir faire faire ! C’est écrit noir sur blanc» s’exlame Philippe Blanchon. Avant d’ajouter : «Est aussi écrit qu’au début il faudra savoir payer plus cher les entreprises extérieures, même si elles coûtent davantage que les cheminots !» Dans son communiqué, la CGT explique effectivement qu’«on nous parle de performance économique mais SNCF Réseau veut externaliser quel que soit le coût. La règle depuis cet automne est : "On sature les ressources du privé et ensuite on verra ce qu’on garde pour les cheminots". On fait appel à l’intérim alors que plus de 500 cheminots sont sans travail sur la Nouvelle-Aquitaine».Max travaille à Guéret sur la voie et s’occupe de la maintenance des rails, des traverses ou encore de la signalisation : «Nous sommes très inquiets de ces projets d’externalisation, surtout que le nombre de cheminots ne fait que baisser depuis de très nombreuses années. Et on sait très bien que le privé a une notion de rentabilité, qu’il n’est pas là simplement pour faire du service public mais avant tout pour gagner du pognon».La cinquantaine de grévistes avait donc des comptes à demander au directeur d’établissement du vaste secteur de Limoges. Sauf qu’il n’est jamais venu. «Seule la responsable des ressources humaines est allée à notre rencontre mais ce n’est pas elle qui décide. Lorsqu’elle arrivée au siège, nous étions déjà partis mais vu que son bureau était ouvert, nous lui avions mis tous nos outils dans son bureau, les appareils de mesure ou les clés. Mais nous n’avons rien dégradé» souligne le responsable syndical qui se rend bien compte que ça va être de plus en plus compliqué de «tenir les gars». Il rappelle néanmoins que les cheminots n’ont «rien contre les salariés du privé, tout le monde a droit au travail. Nous défendons simplement le nôtre, nos équipes territoriales, pour que les gens aient du travail sur leur territoire».