Plus des deux tiers des Français favorables au rétablissement de l’ISF

SONDAGE

Selon un sondage Ifop pour le JDD, une écrasante majorité de Français veut le retour de cette mesure de justice fiscale.
Plus des deux tiers (77%) des Français sont favorables au rétablissement de l’impôt de la Solidarité sur la fortune (ISF) à l’issue du « grand débat national » voulu par Emmanuel Macron, selon un sondage Ifop pour le JDD. Dans cette étude, réalisée les 4 et 5 janvier selon la méthode des quotas sur plus de 1 000 personnes, les sondés étaient invités à donner leur avis sur cinq mesures qu’ils souhaiteraient voir adoptées
ou non à l’issue de cette grande concertation censée répondre à la crise des gilets jaunes.
Ils sont 82% à se dire favorables à la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires ce qui va en revanche dans le sens des mesures envisagées par le gouvernement. 80% se disent favorable à la prise en compte du vote blanc dans les résultats des élections et 80% pour l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC), l’une des principales revendications des gilets jaunes qui demandent des mécanismes d’intervention citoyenne.
Même les sympathisants LREM le souhaitent Concernant le rétablissement de l’ISF, également réclamé dans toutes les manifestations, 77% des sondés disent y être favorables. Ce souhait est partagé même par les partisans de La République en marche puisque 61% de ceux qui se disent
proches du parti présidentiel sont en faveur d’un retour de l’ISF.
Depuis janvier 2018, l’ISF a été supprimé et remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière, qui concerne les particuliers ayant des biens et droits immobiliers dépassant 1,3 million d’euros après abattement. Les députés PCF, insoumis mais aussi PS réclament son rétablissement pour financer des mesures sociales. Des membres de la majorité, dont le député Bruno Bonnell ou la secrétaire d’État Marlène Schiappa, s’y sont également dits favorables.
Si le président Macron a fermé la porte début décembre à un rétablissement de l’ISF, l’exécutif a maintenu sa promesse d’évaluer les effets de cette réforme, en disant ne pas « craindre le débat » sur ce sujet.
Il devrait avoir bien du mal à esquiver cette exigence à l’issue du grand débat annoncé par Emmanuel Macron.
L.P. avec AFP

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