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Manifestations : une exigence de justice sociale

GILETS JAUNES

Ce samedi 8 décembre ont lieu de fortes mobilisations pour exiger une autre politique.
Le gouvernement déploie 89 000 membres des forces de l'ordre sur tout le territoire.
À la 4e semaine de mobilisation des gilets jaunes, le président des riches se retrouve seul au fond de l’impasse.
Celle qu’il a construite en moins de deux ans de mandat. Samedi, les élus locaux et les autorités redoutent de nouvelles violences.
Une loi Travail aggravée, la suppression de l’ISF, les 40 milliards du CICE, l’augmentation de la CSG, la réduction des prestations sociales, la sélection à l’entrée de l’université, la privatisation de la SNCF, la suppression des emplois dans la fonction publique et la casse des services
publics... Le tout, avec empressement et en force. Ce gouvernement s’est cru autorisé à toutes les frappes contre le système de solidarité à la française. Les guerres arrivent quand les négociations ont échoué. Mais ce président-là a refusé d’ouvrir le dialogue, il s’est même bouché
les oreilles quand les syndicats battaient le pavé.
Face à cette politique du rouleau compresseur, le peuple trop méprisé retourne les foudres contre Jupiter. Le 1er décembre, Marseille a été le théâtre de violents incidents lors de la manifestation des gilets jaunes. 26 interpellations ont eu lieu, des boutiques ont été saccagées et des véhicules de police incendiés.
Un dispositif sécuritaire monstre a été déployé avec une violence démesurée. Une dame de 80 ans a même été frappée au visage par une grenade lacrymogène et est décédée, dimanche, à l’hôpital. Jeudi, les 3 000 jeunes qui manifestaient contre la réforme du bac et l’instauration
de Parcoursup ont dû être protégés par les syndicats CGT, Sud et Snes face aux CRS.
Si le mouvement des gilets jaunes garde des contours flous, il reste la manifestation d’une agrégation de colères qui se sont généralisées. Il est un tout dont tous les possibles peuvent encore se dégager, avec le risque d’une montée du RN (ex-FN) en embuscade. Mais la difficulté à trouver un dénominateur commun pourrait se résoudre dans ce message clair qui émerge malgré tout de ce mouvement attrape-tout : le rejet de la politique menée ainsi que l’exigence de salaires décents et d’une justice fiscale. Les gilets jaunes le répéteront à l’envi haut et fort ce samedi 8 décembre. À Marseille, ils se sont donné rendez-vous sur le Vieux-Port dès 10h30.
Nouvelle épreuve de force
Vendredi, les élus de la région Paca et de la Ville de Marseille se sont rassemblés sous l’ arc de la Porte d’Aix « pour sauver la République » (lire par ailleurs). Un événement
qui n’a pas dépassé 5 minutes.
Les élus locaux ont fait part de leurs inquiétudes face à la nouvelle mobilisation. « Tout laisse à penser que des éléments radicaux, des factieux, vont tenter de se mobiliser », a aussi indiqué le ministre de l’Intérieur. Redoutant de sérieux incidents le ministère a prévu un dispositif sécuritaire « de grande envergure », déployant plus de 89 000 membres des forces de l’ordre (contre 65 000 samedi 1er décembre).
« Ces trois dernières semaines ont fait apparaître un monstre qui a échappé à son géniteur », a encore jugé Christophe Castaner. Il entendait ainsi également justifier l’interpellation scandaleuse de 151 personnes, jeudi dernier, dans un lycée de Mantes-la-Jolie (Yvelines). Les images de ces jeunes, alignés face au mur, les mains entravées ou sur la tête ont fait le tour des réseaux sociaux. De quoi attiser plus encore la colère.
Emmanuel Macron s’exprimera en début de semaine prochaine.
Pour l’heure il tente de diviser en éteignant le feu du côté des routiers dont les syndicats FO et CGT ont annoncé vendredi la levée de leur appel à la grève, rassurés par des engagements écrits. Le chef de l’État, dont la popularité est en chute libre selon les derniers sondages, souhaiterait ne pas prendre le risque d’attiser davantage la colère des gilets jaunes avant la manifestation. Pas sûr qu’il soit audible, s’il ne répond pas aux 42 propositions listées par les gilets jaunes.
Myriam Guillaume