Fil info
08:08RT : Les aides publiques aux entreprises privées, c’est 200 milliards d’euros ! Les grands groupes encaissent ces sommes… https://t.co/HNYWv1ZlJv
18:56RT : Dans 15 minutes, ne manquez pas le Conseil municipal en direct sur notre site Internet et réagissez avec le hashtag… https://t.co/ybFkGDAujo
18:54La , les 87 et la chambre d' de la annoncent dans un communiqué que le… https://t.co/kJ4X1FeHVN
18:37Châteauroux : L’Uzine publie 17 histoires dans sa première revue BD -> https://t.co/at9kt6KWSM
18:36 ça c'est du grand débat, à lire les commentaires on sait tout de suite où on est... enfin pourvu qu'o… https://t.co/EPFAjdKRxm
18:33RT : Henri Sterdyniak : « Augmenter le Smic ne détruit pas d’emplois » https://t.co/huThWpwUAw
18:25Dordogne : « Ils veulent une justice rendue plus vite et moins chère » -> https://t.co/XIOKKKDyjw
18:24RT : 🔴Nous allons apprendre ce soir la définition de «CONNARD»:⤵️ Une désignation de quelqu'un qui se comporte de faço… https://t.co/2BLVbo3Fyw
18:23RT : Issoudun : les Gilets jaunes bloquent l'usine Vuitton. https://t.co/NDEVXjmH6m
18:21RT : "De Led et de Feu" par Vincent Mézières vendredi à partir de 18h Place Saint-Pierre https://t.co/YCYfkJvY8y
18:16RT : Profitez jusqu'au 5 janvier de la patinoire en plein air (entrée gratuite) ! Plus d'infos 👉… https://t.co/TIH8mMkSnX
17:58Elévation au niveau « Urgence attentat » du plan VIGIPIRATE Suite aux dramatiques évènements qui se sont déroulés… https://t.co/PqxNCmTdKx
17:11Périgueux : Un discours ravageur -> https://t.co/CmzeOyx9Sg
16:44RT : En début d’après-midi, les ont été engagés pour une intervention commune de Trélissac, ldt la Feuillera… https://t.co/2A1JHaaTyt
16:39Sarlat-la-Canéda : C’est parti jusqu’au 31 décembre -> https://t.co/BRTxW9T1gz
16:22RT : Fraternité, fraternité avec nos concitoyens : ce mot de notre devise républicaine prend tout son sens cette nuit, a… https://t.co/jtufgfVetx
16:22RT : Emploi : en Corrèze, festival et lieu de création théâtrale dirigé par un collectif d'artistes situé à Tu… https://t.co/Jn0mFvYHVv
16:20Posture vigipirate : urgence attentat. Renforcement de la sécurité en Haute-Vienne. Lire communiqué du préfet https://t.co/sadCBwI1Rw
16:19Le maire de Limoges a adressé un courrier de soutien au maire de Strasbourg. A lire https://t.co/MTeItTaYav
15:59Chancelade : Une série de chantiers pour achever le mandat -> https://t.co/SjZXlH4u5e
14:08Bergerac : Gilet jaune, Tomy a débuté une grève de la faim -> https://t.co/CCB7bI5Nxs
13:21Bergerac : Le président n’a convaincu aucun gilet bergeracois -> https://t.co/k6fvRPU9by
12:55Déni, traitement et problèmes des sérologies : tous les sujets balayés lors de la conférence du Pr Perronne en… https://t.co/TzznHJoajt
11:35RT : les avocats font un lancer de codes (civil, santé publique, travail...) dans le parc de la préfecture "pour… https://t.co/kJ25uq7oTB
11:31RT : les avocats font un lancer de codes (civil, santé publique, travail...) dans le parc de la préfecture "pour… https://t.co/kJ25uq7oTB
11:30RT : 🔴 Le plan est relevé au niveau Urgence Attentat. Il permet une vigilance et une protection maximum en c… https://t.co/4lpSqRCX2e
11:21RT : les avocats font un lancer de codes (civil, santé publique, travail...) dans le parc de la préfecture "pour… https://t.co/kJ25uq7oTB
11:21RT : nouvelle manifestation des avocats (barreaux de Tulle et de Brive) contre la réforme de la justice. Cette fo… https://t.co/L7zhmJCiKm
10:06France : Strasbourg sous le choc, le tireur du marché de Noël toujours recherché -> https://t.co/IiFMCLtqAx

Marion Fontaine : « Faire basculer le mouvement du “bon côté”»

ENTRETIEN

Quelle analyse des réactions des forces politiques de gauche face aux gilets jaunes, avec quels enjeux ? La réflexion de Marion Fontaine, chercheuse en histoire contemporaine à Avignon.
La Marseillaise. Comment analysez-vous les réactions des forces politiques de gauche face au mouvement des gilets jaunes ?
Marion Fontaine. Ce mouvement dont nous n’avons ni les clés ni les codes et dont on ne sait pas dans quel sens il va, a laissé beaucoup de monde dans la perplexité, et pas seulement les politiques.
Il sort notamment des cadres de gauche, surtout au départ, car on ne retrouvait pas les catégories habituellement mobilisées comme les cheminots, les enseignants, les ouvriers des centres pétroliers... Il exprime de plus des choses très différentes. Certaines vont dans le sens de l’émancipation, d’autres s’apparentent à du conservatisme ou du repli.
La question s’est déjà posée au 19e siècle, avec des mobilisations ouvrières mêlant des choses très différentes, comme la nationalisation des moyens de production et la volonté de “virer” ceux qui “prenaient le travail”. Mais à l’époque, le parti socialiste et la CGT ont béné? cié d’un contexte : l’affaire Dreyfus a permis de clari? er les choses et de montrer qu’on ne pouvait pas tout revendiquer en même temps.
Quel enjeu pour les forces politiques de gauche ?
M. F.: Faire basculer le mouvement “du bon côté”, qu’il aboutisse à un renforcement des partis de gauche. Mais pour l’heure, rien n’est clair.
C’est d’autant plus important que Marine Le Pen réactive un discours ambigü sur le “nationalisme-social” qui est certes faux mais fait son succès. Je trouve particulièrement frappant que malgré un Rassemblement national inaudible, avec des députés inactifs et des histoires crapuleuses, ce parti fasse déjà les plus hauts scores dans les sondages pour les Européennes.
Quand et comment cela va-t-il se clari? er ?
M.F. : Les sondages dans quelques semaines donneront une première idée mais il faut du temps pour qu’un mouvement
laisse percevoir sa vérité. A la fin du 19e siècle, on a eu le boulangisme, un général voulant prendre le pouvoir au nom de la lutte contre la corruption et la défense de la République. C’était un mouvement “attrape-tout” qui a d’abord eu le soutien de la population et séduit certaines formes de gauche.
Jusqu’à ce qu’il bascule, en l’occurence à l’extrême-droite. Et là, le mouvement ouvrier s’en est éloigné.
Que dit selon vous le rejet des partis politiques et des syndicats?
M.F.: Qu’il y ait un rejet des organisations partisanes et syndicales dans la forme dans laquelle elle se sont enfermées et dont on a le sentiment qu’elles ne sont plus adaptées, est une chose. Est-ce que que cela signi? e le rejet de toutes formes syndicales et partisanes ?
Je ne le pense pas. Car le mouvement dit aussi un besoin de collectif, de représentation et de s’inscrire dans la durée.
Sans organisation, un mouvement ne tient pas. On l’a vu avec Nuit debout, très sympathique mais qui, six mois après, a donné l’arrivée de Macron. Si on veut agir sur la politique, il faut faire de la politique.
C’est cependant la première fois qu’est dit aussi clairement que cette colère “vient de loin”, qu’elle résulte de 40 ans de politique injuste ?
M. F.:On ne fait con? ance au politique que si on pense qu’il peut changer
les choses. Le problème est qu’aujourd’hui,
le gens ont le sentiment que non. Après le “gauche et droite c’est pareil”, les reculs de Macron montrent que le “ni gauche ni droite” associé à
une mise en avant de la société civile ne marche pas non plus. La question est donc quelle option pour les prochaines
élections ? Mais elle est aussi de savoir ce que les gens attendent comme changement. Or, on est face à des demandes tous azimuts qu’il faudra formuler en propositions qui puissent susciter une transformation. Si le mouvement refuse de recourir aux forces politiques traditionnelles, on voit également qu’organiser une représentation en interne est dif? cile ?
M. F.: C’est toute la question de la démocratie. L’ambition est que le peuple puisse s’exprimer et diriger directement.
Sauf que, d’un point de vue logistique, ce n’est pas possible sauf à être quelques milliers d’Athéniens en mesure de se réunir régulièrement pour discuter et décider. Mais à 67 millions, ce n’est pas pareil. Et aucun réseau social ne peu changer cela. Il faut des représentants d’une majorité
ou, au moins, du plus grand nombre.
Ce hiatus, le mouvement ouvrier le connait bien. La CGT très radicale et très révolutionnaire du début du 20e siècle y a été confrontée. Mais il
est mal vécu par les gilets jaunes qui rêvent de fusion alors qu’ils sont tous très différents.
Ce mouvement interroge également notre démocratie. Comment autant de gens peuvent-ils à ce point là se sentir aussi mal représenté ?
Entretien réalisé par Angélique Schaller