Les « 7 de Briançon » sous les bravos à l’audience

JUSTICE

Le procès des « 7 de Briançon », accusés d’avoir « aidé » des migrants à rentrer sur le territoire français, a démarré hier à Gap. Des centaines de personnes sont venues manifester leur soutien aux prévenus devant le tribunal.
Ils ont été accueillis au Palais de justice sous une pluie d’applaudissement. Désormais connus comme les « 7 de Briançon »,une Italienne, un Suisse, un Belgo-suisse et quatre Français âgés entre 22 et 52 ans, étaient convoqués hier au tribunal correctionnel de Gap.
Les prévenus encourent des peines de dix ans de prison et de 750 000 euros d’amende : la justice leur reproche d’avoir facilité le passage de la frontière franco-italienne à une vingtaine de migrants lors d’une manifestation le 22 avril dernier. Au coeur de l’audience, des enregistrement vidéo de ce rassemblement au col de Montgenèvre. Les avocats des trois prévenus étrangers ont réclamé la nullité de la procédure en flagrance, arguant qu’ « aucun élément objectif » ne pouvait être convoqué pour justifier son ouverture.
Le procès a initialement ouvert fin mai. Mais la justice avait souhaité temporiser dans l’attente d’un avis du Conseil constitutionnel sur le « délit de solidarité ».
L’aide à l’ « entrée » sur le territoire toujours illégale En juillet, les sages ont rendu leur verdict : une aide désintéressée au « séjour » irrégulier
ne saurait être passible de poursuites, au nom du « principe de fraternité ». Mais l’aide à « l’entrée » sur le territoire demeure toutefois illégale.
G.T avec AFP

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