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Dix copropriétés en état d'urgence à Marseille

LOGEMENT

Le gouvernement annonce, aujourd’hui, son plan pour lutter contre les copropriétés dégradées.Regardera-t-il en face la réalité des 100 000 logements concernés ?
En octobre 2002, Jean-Louis Borloo, alors ministre du Logement, est à Marseille pour lancer le plan de sauvegarde des copropriétés dégradées à Bellevue. Posant devant le bulldozer, il fulmine contre la « honte de la République ». Des immeubles  ont été détruits, des bailleurs sociaux convoqués, des coups de peinture posés mais, aujourd’hui, 15 ans après, Bellevue figure toujours parmi les copropriétés dégradées recensées à Marseille. Comme le parc Corot sur lequel État et Métropole viennent de reprendre la main en saisissant la justice qui pourtant, dès 2006, faisait l’objet d’un plan de sauvegarde. Ou encore Maison Blanche dont les habitants en colère défrayent l’actualité ces dernières semaines, comme ils l’avaient défrayé en se mobilisant en 2016.
Depuis les années 1990, les copropriétés dégradées sont une patate chaude que les partenaires se renvoient avec, en toile de fond, le sacro-saint droit à la propriété privée et la difficulté d’intervention qui en découle, mais aussi l’absence de fonds ad hoc et le très faible engagement de l’État. Autant dire que les Marseillais attendent le plan du gouvernement avec impatience, mais aussi circonspection.
Un constat d’échec a été réalisé, dès 2015 à Marseille, par un inspecteur général, Christian Nicol. Dans quelques pages au vitriol, il dénonce « l’effet marginal des politiques publiques », le « manque de moyens » humains comme financiers, le « savoir-faire insuffisant » ou « le manque de coordination des acteurs ».
Le sujet a donc besoin de cohérence, mais aussi d’aides technique et financière. Beaucoup d’argent est en effet nécessaire pour reloger les personnes, exproprier les marchands de sommeil, mais aussi aider les petits propriétaires impécunieux. Car, comme le souligne la fondation Abbé Pierre, « ce n’est pas qu’un problème de bâti, mais aussi une question de pauvreté ». Ne pas laisser de restes à charges insupportables
aux personnes sans ressource quand des travaux sont imposés doit aussi être un objectif.
Dans le plan, sur 15 ans, élaboré en 2016 par différents partenaires à Marseille, 60 copropriétés ont été repérées comme en difficulté. Mais seules 10 ont été ciblées pour une intervention estimée à 150 millions. Étant donné les sommes en jeu, la tentation peut être grande de sous-estimer la situation. La Fondation Abbé Pierre, dans son dossier sur les copropriétés, estime à 100 000 le nombre de logements très dégradés. Quel sera le chiffre annoncé par le gouvernement ? Un curseur qui en dira long sur sa volonté, ou non, de prendre le problème
à bras le corps.
Angélique Schaller