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Edouard Philippe sur la Route de la soie en Chine

DIPLOMATIE

C’est dans un contexte de relations internationales agité de fortes tempêtes déclenchées par Washington qu’Edouard Philippe effectue son premier déplacement en Chine en tant que Premier ministre.
C'est un voyage de quatre jours qui s'inscrit dans la droite et stricte lignée de la visite d'Emmanuel Macron début
janvier, insiste Matignon. Mais si la mission première du chef du gouvernement est de « concrétiser les engagements pris dans les secteurs agro-alimentaires, aéronautiques et énergétiques », lors du séjour présidentiel, l’examen des tensions
internationales à la suite des rétorsions commerciales de Donald Trump à l’encontre de Pékin et de l’Union européenne
sera sans aucun doute au menu des entretiens prévus lundi à Pékin avec le président Xi Jinping et son Premier ministre
Li Kejiang.
La Route de la soie
Cette rencontre marque d’ailleurs l’intérêt retrouvé des dirigeants chinois à l’égard de la France. En janvier, Emmanuel Macron avait marqué des points sur le plan diplomatique en reconnaissant la portée du projet planétaire de la Route de la Soie, délaissé jusque-là par Paris. « Cette initiative peut jouer un rôle majeur dans la structuration de l’espac eurasiatique et représente une réelle opportunité. Je crois qu’il est très important que l’Europe et la Chine renforcent leur concertation sur cette initiative.
La France est prête pour cela à jouer un rôle moteur », avait-il assuré.
Les attaques de la Maison blanche
Pour Pékin l’adhésion de la France au projet devrait avoir un effet décisif sur les positionnements des autres acteurs européens dans le contexte actuel.
« Dans un monde où les incertitudes sont grandes, une relation stable entre l'UE et la Chine est un précieux atout », estime la direction chinoise tout aussi satisfaite des déclarations de Macron en faveur du multilatéralisme et contre le nationalisme en vigueur à la Maison blanche. L’accélération des offensives trumpistes de ces derniers jours pourrait renforcer cette vision commune. Reste à savoir quelle sera la réponse de la France à l’appel lancé par la Chine à l'Union européenne pour « agir ensemble » contre le protectionnisme américain. « La Chine et l'UE, en tant que membres majeurs de l'OMC (organisation mondiale du commerce), (...) devraient prendre une position claire contre le protectionnisme et préserver conjointement les règles multilatérales(…) », avait lancé la semaine dernière l'ambassadeur chinois auprès de l'UE, Zhang Ming.
Construction d’une usine de retraitement nucléaire Paris entend pousser ses avantages diplomatiques sur le plan économique. Edouard Philippe a emmené avec lui une cinquantaine de chefs d’entreprises (Airbus, EDF, Suez mais aussi 18 start-up du numérique).
Son objectif est de faire « progresser les dossiers » et le moment politique est propice. Concernant le nucléaire les négociations sont en cours en vue de la construction d’une usine de retraitement des combustibles.
Orano (ex-Areva) et la CNNC (China national nuclear corporation) se sont donnés jusqu’à la fin de l’année pour aboutir à ce contrats de 10 milliards d’euros. Les attaques de Washington pourraient aussi favoriser le contrat de vente de 184 avions A320, arraché in extremis par Emmanuel Macon, au détriment du rival américain Boeing. Autre perspective pour l’hôte de Matignon, l’ouverture du marché chinois à la viande bovine française. L’embargo en vigueur depuis 2001 devant être levé sous peu.
La Chine, premier centre d’innovation au monde en 2030
Mais c’est essentiellement sous le signe de l’innovation que le Premier ministre place sa visite. Il prononcera lundi un discours sur ce thème à l’université Tsinghua de Pékin et sa première étape en Chine est symbolique puisqu’il s’agit de Shenzhen, ville pilote de la high-tech et de l’intelligence artificielle.
C’est sur ce secteur que mise particulièrement la Chine pour accélérer la transition de son mode de développement.
Le plan lancé en 2015 « Made in China 2025 » qui doit assurer l’autonomie du pays dans les technologies de l’informatique,
l’aérospatial, les véhicules propres s’est enrichi en juillet dernier d’un « Plan de développement de l'intelligence artificielle
pour la prochaine génération ». En 2030, la Chine ambitionne ainsi d’être le « premier centre d'innovation au monde ». Pékin y met les moyens. Les dépenses en recherches et développement ont augmenté de 18% par an depuis 2000 contre 4% pour les États-Unis et l'Europe.
Une émergence technologique qui fait peur aux USA Même tendance pour les investissements dans les entreprises axées sur les technologies émergentes. Et c’est bien là le coeur de la guerre de Trump. Son conseiller au commerce, Peter Navarro, s’en est expliqué publiquement : les mesures de surtaxe visent à empêcher la Chine de prendre le pas sur ces industries naissantes. Il suffit de jeter un coup d’oeil à la liste des produits chinois ciblés pour s’en convaincre.
Alors que la Maison blanche reproche à Pékin de forcer les multinationales américaines à partager leur technologie pour pouvoir s’implanter en Chine, le Premier ministre découvrira à Shanghai, le métro informatisé de la mégapole mis en service
en mars dernier et exploité par Shanghai-Keolis, la joint-venture formée par Shanghai Shentong Metro Group (51 %) et l’entreprise française Keolis. Il visitera Yangshan, sorti de terre en un temps record depuis 2005 et destiné à être le plus grand port automatisé du monde.
Dominique Bari