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Française des Jeux, ADP... Macron vend nos biens !

Entretien

Économiste, maître de conférences à Paris I, chercheur au Centre d’Économie de la Sorbonne, Christophe Rameaux est membre des Economistes atterrés.
Il décrypte ce qui se joue derrière les privatisations.
L’Etat n’a pas vocation à gérer les entreprises à la place des entrepreneurs : que pensez-vous de l’argument du gouvernement pour justifier les privatisations?
L’idée est simple au point d’être inscrite dans la constitution de 1946 : si le privé a du bon, il y a des secteurs qui mettent en jeu l’intérêt général et il y a besoin de l’intervention publique.
Quels sont les enjeux pour les trois entreprises ciblées par la privatisation ?
Pour la Française des Jeux, il y a un enjeu de santé très important : celui de l’addiction. Si on privatise, les actionnaires vont être enclins à maximiser leur bénéfices. Le risque évident est de voir des programmes de fidélisation des clients pour les inciter à jouer. C’est moralement et sanitairement absolument condamnable.
Concernant Engie, la participation de l’Etat est d’ores et déjà minoritaire puisque les promesse de ne pas privatiser GDF à son changement de statut n’ont pas été tenues. On a une entreprise en situation de monopole naturel puisque le réseau gazier est un monopole, qui connaît plein de problèmes. Des dividendes exorbitants sont versés aux actionnaires. Bien entendu, c’est au détriment de l’investissement.
Concernant Aéroport de Paris, pourquoi dites-vous que ce qui est en jeu c’est le pavillon national, Air France ?
Air France ne peut pas faire atterrir ses avions ailleurs qu’à Roissy ou Orly en Ile de France. Que va faire ADP ? Ce qu’a fait rapidement l’aéroport de Londres quand il a été privatisé. Il va être enclin à augmenter ses taxes aéroportuaires. A terme, cela va renforcer les difficultés d’Air France.
L’entreprise est déjà prise en tenaille entre deux types d’opérateurs qui jouent de concurrence déloyale. D’une part, les compagnies du Golfe massivement subventionnées par leurs Etats et de l’autre les compagnies low cost qui font du dumping social et fiscal.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le patron d’Air France s’est dit contre cette privatisation dans un entretien accordé au Monde.
La démarche rappelle-t-elle celle des autoroutes ?
On est dans le même scénario : un gain à court terme. Pour les autoroutes, l’Etat avait récupéré 15 milliards d’euros au moment de la privatisation. Depuis, 2006, les compagnies d’autoroutes ont déjà versées 15 milliards de dividendes. En quelques années, l’Etat aurait pu récupérer sous forme de dividendes, ce qu’il la somme obtenue en vendant. Sauf que les dividendes vont continuer à courir. D’un point de vue financier, ce n’est pas cohérent. Non seulement l’intérêt général est remis en cause et en plus les libéraux sont de piètres gestionnaires des deniers publics. Pourquoi ? Parce que leur objectif est d’ouvrir des cagnottes aux privés. Des cagnottes sans risque et aux rendements réguliers puisque ce sont des monopoles.
Le gouvernement justifie la vente par la création d’un fonds dont les dividendes serviront à financer l’innovation. Cela tient-il ?
Compte tenu des taux d’intérêt, il serait moins cher pour l’Etat de s’endetter pour réaliser ces investissements. Les dividendes annuels qu’il touche déjà avec Engie, ADP et la Française des jeux sont supérieurs au rendement financier escompté par ce fonds d’investissement. On voit bien que derrière tout cela l’enjeu est de confier au privé une part de gâteau très intéressant.
Entretien réalisé
par Angélique Schaller

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