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L’indécence de Le Pen et de Wauquiez face au crime

TERRORISME

Droite et extrême droite ont été prompts à récupérer l’attentat au couteau perpétré samedi soir à Paris par un individu de 21 ans. Sans apporter un commencement de solutions conforme à un Etat de droit.
Le sang n’était pas encore sec; les plaies des blessés étaient encore béantes et la sidération des témoins encore palpable. Mais non. Décidément
non. La droite et son extrême, dans un pas de deux qui confine à l’ignoble, ont eu tôt fait de récupérer le drame qui s’est joué samedi soir dans le quartier très fréquenté de l’Opéra à Paris où un jeune-homme de 21 ans, animé par la haine et une froide détermination a tué un autre jeune homme de 29 ans et blessé quatre passants venus goûter l’insouciance d’une soirée.
Laurent Wauquiez, président des Républicains, ne sait plus comment faire exister sa famille politique face à Macron. Il a fait le choix, – dangereux pour les héritiers du gaullisme – d’être de plus en plus la copie conforme des héritiers du fascisme à la française. Disons le tout net : ses propositions ne sont pas dignes d’un Etat de droit et d’une démocratie.
Qu’on en juge : internement préventif des fichés S les plus dangereux; expulsion de ceux qui n’ont pas la nationalité française – alors que l’auteur du crime avait la nationalité française ! – création d’un délit d’incitation à la haine de la France. Dont on ne sait ce qu’il entend
par là mais dont on pressent la dimension liberticide. La présidente du FN Marine Le Pen avance ses mensonges habituels sur une supposée « filière terroriste islamiste ». Ces deux semeurs de haine font le choix de répondre à la haine par la haine. Et plongent, pour nourrir leurs propres intérêts, tête la première dans le piège tendu par les terroristes.
Françoise Verna