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Philippe Evain : « Le PDG d’Air France et le Premier ministre doivent écouter »

TRANSPORTS

Les dix syndicats d’Air France ont déposé quatre préavis de grève pour les 3, 4, 7 et 8 mai. Le responsable du syndicat des pilotes Philippe Evain interpelle le PDG Jean-Marc Janaillac et Edouard Philippe.
La tactique de la direction d’Air France, soutenue par le Premier ministre Edouard Philippe, est la suivante: tenter de mettre un coup d’arrêt au mouvement de grève entamé le 22 février en contournant les syndicats. C’est l’objectif de la consultation par internet lancée hier par la direction. La question posée ? « Pour permettre une issue positive au conflit en cours, êtes vous favorable à l’accord salarial proposé le 16 avril 2018 ? ».Les résultats seront communiqués le 4 mai. Jean-Marc Janaillac, le PDG d’Air France, a mis sa démission dans la balance. La réponse des 10 syndicats, représentants tous les métiers, est tombée: quatre nouveaux préavis sont déposés pour les 3,4, 7 et 8 mai. Avec les mêmes revendications : négocier 5,1% d’augmentation de salaire dès cet année. La direction en propose 2% en 2018 puis 5% sur la période 2019-20121. Ces préavis sont « une fuite en avant » selon elle. L’expression fait bondir Philippe Evain, responsable du SNPL, premier syndicat des pilotes, qui rappelle avoir demandé « l’ouverture de négociations à notre direction il y a plus de six mois et de nouvelles négociations, il y a trois mois ». Le SNPL a également engagé il y a plus d’un mois une consultation
des pilotes « pour leur demander s’ils était d’accord pour faire un conflit long sur la base d’une plate-forme de revendications qu’on a partagé avec eux». A savoir « 6% de rattrapage de salaire pour rattraper le gel des sept dernières années et de 4% de mesures catégorielles pour les pilotes qui était le pendant des efforts que nous avons consenti dans l’accord Trust Together. »
« La direction a choisi de ne pas régler le conflit »
Plus de 66% des pilotes se sont prononcés pour la possibilité d’un conflit long de plus de six jours. « Nous en sommes à 10 jours aujourd’hui.
Donc la direction n’a pas découvert ce qui se passe en ce moment, c’était écrit et prévu. Elle a choisi de ne pas dialoguer, de ne pas régler le conflit, c’est son choix. Elle peut se le reprocher qu’à elle même ».
Philippe Evain s’adresse directement au PDG et au Premier ministre : « A leur PDG, les salariés lui disent que le blocage des salaires qu’ils subissent depuis tant d’année, les efforts qu’ils ont effectué à travers les différents accords doivent aujourd’hui prendre fin et doivent obtenir un retour. Les résultats de l’entreprise sont historiquement hauts ce sont les plus hauts de toute son histoire: 1,5 milliard de bénéfices ». Quant à Edouard Philippe, il doit « prendre la mesure de ce qui se passe dans le transport aérien français malade
des poids des charges et des taxes imposés par le gouvernement. Les salariés ne peuvent plus supporter sur leurs seules épaules le fait de combler le déficit pour être concurrentiels face à nos collègues étrangers. »
Françoise Verna