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Hausse persistante des précaires

CHÔMAGE. Les temps partiels ou contrats courts obligés de rester inscrits sont en hausse, continue, depuis 2008.

PÔLE EMPLOI
Baisse du chômage ? Non, hausse des travailleurs précaires. Pôle emploi a publié hier les chiffres du premier trimestre 2018, une première, ces données étant jusque là publiées mensuellement. Moins 0,9% de chômeurs annonce cette nouvelle mouture censée être plus proche des variations du marché de l’emploi. Mais d’autres chiffres montrent que le nombre de demandeurs d’emploi exerçant une activité poursuit sa hausse, ininterrompue depuis la crise de 2008. Ces personnes -qui travaillent souvent à temps partiel ou en contrats courts, mais restent inscrites à Pôle emploi car elles cherchent un meilleur emploi ou un emploi plus durable- sont 2,23 millions au 1er trimestre, soit 1,5% de plus que fin 2017.
« La reprise économique se traduit, dans un premier temps, par des créations d’emplois plutôt précaires - des CDD, de l’intérim... -, donc des allers-retours entre l’activité et le chômage », explique Bruno Ducoudré, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). « Quand vous travaillez un jour par-ci, un jour par-là, dans la restauration par exemple, vous n’allez pas vous désinscrire de Pôle emploi », développe-t-il.
Et d’ajouter qu’un autre facteur, réglementaire, explique aussi cette situation : la mise en place, depuis 2014, d’un mécanisme de droits rechargeables. Ceux-ci allongent la durée d’indemnisation des demandeurs d’emploi lorsqu’ils retravaillent, ce qui les « incite à rester inscrits à Pôle emploi ».
Ces chiffres de Pôle emploi montrent également une forte hausse du chômage de longue durée. Petite activité incluse, 2,74 millions de demandeurs d’emploi sont inscrits depuis plus d’un an. Un chiffre en hausse de 1,9% sur le trimestre et de 6,5% sur l’année. Ces mauvais chiffres empêchent de se réjouir des 32 100 chômeurs en moins au 1er trimestre.
Si, sur un an, le nombre de chômeurs a décru de 1,2%, il reste toujours élevé, avec 3,70 millions de personnes concernées.
Hier également, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’alarme du sort réservé aux Seniors qui, s’ils connaissent un taux de chômage moins élevé que celui des autres classes d’âge, présentent une « vulnérabilité particulière » : une fois au chômage, « il leur est très difficile de retrouver un emploi », ce qui explique qu’ils soient plus fréquemment « chômeurs de longue durée ».
Il recommande notamment d’évaluer « l’impact » des ruptures conventionnelles individuelles « sur l’emploi des seniors ». Lancé en août 2008, ce dispositif permet à un employeur et un salarié de rompre d’un commun accord le CDI qui les lie. Les salariés seniors y sont sur représentés. Parmi les « 50 ans et plus » qui s’inscrivent à Pôle emploi, 9,1% le font après une rupture conventionnelle, contre 6,9% pour l’ensemble des actifs.
A.S. avec AFP