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Loi asile-immigration : ceci n’est pas une fronde...

ASSEMBLÉE

Alors que les associations se mobilisent à la veille de l’examen du projet de loi asile, des députés de la majorité affirment s’abstenir ou voter contre et déposent des amendements malgré les menaces du chef.
« Résistons à bras ouverts » : le nom de l’action entamée par le collectif des associations opposées au projet de loi asile-immigration dont l’examen doit commencer lundi à l’Assemblée nationale et se poursuivre jusqu’au 19. Une action qui vise à informer le public pour le pousser à interpeller son député qui devra voter le texte.
Le principal argument de ces opposants est la restriction des droits des demandeurs d’asile que pourrait entraîner le texte. A la clé, de nombreux chiffres explicites : le délai pour déposer une demande qui passe de 120 à 90 jours, celui qui concerne les recours qui est divisé de moitié pour s’établir à 15 jours quand, au contraire, les possibilités d’enfermement dans un centre de rétention augmentent, passant de 45 à 90 voire 135 jours.
Les nombreuses oppositions déjà émises plaident à leur faveur. Syndicats, universitaires, barreau de Paris mais aussi institutions comme le Haut commissariat aux réfugiés, défenseur des droits, contrôleuse des prisons... ont effectivement dit leur refus du projet.
Des opposants qui se sont officiellement « enrichis » vendredi d’un député La République En Marche. L’Ex-EELV Matthieu Orphelin a en effet affirmé dans un communiqué qu’il avait « pris la décision difficile de ne pas voter POUR la loi asile et immigration ». Mais d’assurer que cela n’a rien d’une « fronde ».
Le sujet est sensible et le chef de file des députés LREM Richard Ferrand a rappelé à l’ordre les contestataires de son groupe, les incitant à renoncer à défendre des amendements dans l’hémicycle, et agitant une menace voilée d’exclusion. Menace qui n’a pas empêché une vingtaine de députés de déposer des amendements. Parmi eux, Jean-Michel Clément a d’ores et déjà indiqué qu’il voterait contre un texte dont il « rejette depuis le départ la logique répressive ». A.S.

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