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L’apprentissage mis dans les mains de l’entreprise

RÉFORME

Financement, création, contenu des diplômes : la réforme présentée vendredi consacre l’omniprésence de l’entreprise dans l’apprentissage,
au détriment de Régions dépossédées. Même si le Premier ministre Edouard Philippe a d’emblée reconnu qu’il y avait « encore beaucoup de choses à affiner », le contenu de la réforme de l’apprentissage dévoilée vendredi confirme les pires craintes formulées par les Régions et ayant nourries d’intenses batailles avec le Medef.
Les 20 mesures annoncées dépossèdent les Régions en consacrant la liberté de création des Centres de formation des apprentis (CFA). « Les CFA pourront développer rapidement et sans limite administrative les formations correspondant aux besoins en compétences », a ainsi expliqué le ministère du Travail.
Pour calmer le jeu, les Régions se voient en revanche confier « la responsabilité de l’orientation », actuellement du ressort de l’Education nationale. Autre nouveauté et non des moindres : les partenaires sociaux vont désormais intervenir dans l’écriture des diplômes professionnels.
Concernant le financement, il sera désormais dépendant du nombre de contrats et a été simplifié avec la mise en place d’une « contribution
alternance » pour remplacer la taxe d’apprentissage et la cotisation destinée aux contrats de professionnalisation, dont le montant devra être défini par les partenaires sociaux. Avec, in fine, une portion congrue accordée aux Régions pour « tenir compte des spécificités de l’aménagement des territoires ».
Pas étonnant donc que ces Régions via leur association aient dit toute leur déception via un communiqué, condamnant un projet qui ne répond pas « aux véritables enjeux » et craignant « le risque de véritables fractures territoriales dans l’accès à l’apprentissage entre les zones métropolitaines et non métropolitaines ». Le Medef en revanche est ravi, saluant « une vraie ambition », tout comme la CPME qui applaudit une « mini-révolution » par laquelle « l’entreprise est clairement replacée au coeur du dispositif ».
A.S.

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