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Burn-out : la majorité LREM ne veut même pas en discuter

ASSEMBLÉE. Rendre responsable les entreprises des burn-out causés par des managements agressifs : une option insupportable pour la majorité qui tente, sans succès, de noyer le poisson dans la « complexité » du sujet.

LFI
C’est par le projet de loi sur la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle que le groupe de La France insoumise a commencé sa niche parlementaire hier. Un sujet qui a pris toute la matinée.
Pas par volonté de discuter puisque la majorité La République en Marche a d’emblée posé une motion de rejet préalable : « vue qu’il n’y a pas d’inconstitutionnalité, c’est que vous considérez qu’il n’y a pas lieu à délibération : circulez, y’a rien à voir » a déploré Boris Vallaud du groupe Nouvelle Gauche qui a voté contre cette motion, tout comme le groupe LR et bien sûr ceux communiste et LFI : au total 34 voix contre et 86 pour.
Pas de débat donc mais un sujet suffisamment important pour s’imposer dans l’hémicycle. François Ruffin, rapporteur, ouvre le bal avec un discours plein d’humanité faisant la part belle aux témoignages de tous ceux qui, de Lidl à la Caisse d’Epargne, se sont retrouvés cassés par « un management mortifère » mais dans l’incapacité de le faire reconnaître puisque la seule option dérogatoire passe par des comités régionaux qui sont un véritable parcours du combattant. Inscrire les conséquences de ce burn-out dans le tableau des maladies professionnelles transférerait leur coût aux entreprises, ce qui selon François Ruffin constituerait la meilleure des préventions : « l’argent, c’est le seul langage qu’ils comprennent ». Bien loin du « pari hasardeux de l’autorégulation » qui est celui du gouvernement et de la majorité LREM et que dénonce Pierre Dharréville, député communiste des Bouches-du-Rhône.
Car gouvernement et députés LREM n’ont de cesse de faire croire qu’ils se préoccupent du burn-out mais que l’option proposée par la France insoumise n’est pas viable, car le phénomène est « protéiforme », « complexe », « multiforme », « flou »… Christophe Castaner,
en charge des relations avec le Parlement, donne le la : « les ministères du Travail et de la Santé ont lancé une consultation sur la santé au travail qui rendra un état des lieux et des propositions le 30 avril » et c’est dans ce cadre qu’il entend traiter le sujet qu’il rebaptise « bien-être au travail ».
Les députés LREM interviennent ensuite pour décliner le sujet avec certains d’entre eux qui ne peuvent s’empêcher d’aborder ce qui est finalement le fond du sujet.
« Dans cette PPL, vous vous débrouillez pour régler le débat sans fin de l’opposition entre employeur et salarié : c’est à la charge de l’employeur ! » lâche en effet non sans soupirer Caroline Janvier. Mais il faudra attendre l’intervention du député UDI Francis Vercarmer pour que les choses soient dites clairement : « votre proposition fragilisera la position des employeurs, ce qui serait à contre-courant des mesures prises par le gouvernement qui veut justement donner un cadre stable aux employeurs ». Le fiel de la majorité prendra ensuite la voix de Julien Borowczyk qui, après avoir dit combien mesurer le burn-out était impossible, affirme qu’il existe en prenant pour exemple Jean-Luc Mélenchon, qualifié de « leader Maximo » raté et dès lors victime d’un « épuisement professionnel qui créé isolement et irritabilité ». Ayant soutenu la proposition, le groupe Nouvelle Gauche a annoncé représenter une proposition de loi prochainement sur le sujet, « pour abaisser les taux d’incapacité exigés pour ouvrir un dossier dérogatoire de 25 à 10 % » a expliqué Régis Juanico.
Angélique Schaller

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