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Le tandem Simeoni-Talamoni, réélu, hausse le ton

POLITIQUE. A l’occasion de l’installation, hier, de la nouvelle Collectivité unique, les deux leaders nationalistes ont à nouveau vivement interpellé Paris pour l’ouverture de négociations.

CORSE
Bis repetita. Pour la seconde fois en deux ans, le tandem Simeoni-Talamoni a été reconduit hier pour présider aux destinées de la Corse, à l’occasion de l’installation de la nouvelle Collectivité territoriale unique (CTU). Une première institutionnelle qui voit la fusion des deux Départements (Haute-Corse et Corse du Sud) et de feue la Collectivité territoriale (CTC), qui constituait l’équivalent insulaire des Régions métropolitaines.
Sans grande surprise, les nationalistes l’avaient largement emporté les 3 et 10 décembre, dans un scrutin néanmoins marqué par une faible mobilisation de l’électorat (52,17% de participation au premier tour, 52,63% au second). Avec 56,46% des suffrages à l’issue de l’élection, la coalition nationaliste Pè a Corsica a raflé 41 sièges sur 63.
Discours en langue corse
Comme en 2015, lors de leur première victoire, le leader de Corsica Libera, Jean-Guy Talamoni, a été élu hier président de l’Assemblée, tandis que celui de Femu a Corsica, Gilles Simeoni, a été reconduit à la tête du Conseil exécutif, qui fait office de « mini-gouvernement » de la Collectivité.
Et, comme en 2015, l’indépendantiste Talamoni a prononcé son discours d’investiture exclusivement en corse. Tout sauf du folklore, mais bel et bien un message politique fort pour celui qui réclame la co-officialité de la langue insulaire, au même titre que le français. Une autre revendication
a été portée haut et fort, celle de l’amnistie pour les prisonniers politiques,
lorsqu’il a affirmé offrir sa victoire « à nos prisonniers et recherchés ». Ajoutant, face à la presse, à l’issue de son allocution : « On peut discuter des modalités, du calendrier, mais sur le point des prisonniers politiques, il faut que Paris évolue. »
Paris, que Gilles Simeoni avait également interpellé un peu plus tôt dans la journée sur les ondes de France Inter afin que s’ouvrent des négociations sur l’avenir de l’île, réclamées par les nationalistes dès le soir de leur victoire. Déplorant que « jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement et l’État (n’aient) pas donné les signes forts, qui étaient indispensables, de la prise en compte de la nouvelle donne politique corse », il a estimé qu’Emmanuel Macron est « sans doute celui qui connaît le mieux la situation de la Corse au plus haut niveau de l’État ».
Tandis que Jean-Guy Talamoni considère quant à lui qu’« à l’heure actuelle, ni le président de la République ni aucun membre de son gouvernement ne sont vraiment au courant de la question corse ».
« Madame Corse » en visite sur l’île vendredi Ce qui distingue ces deux hommes qui conduiront la Collectivité ne réside pas uniquement dans une différence – bien que prononcée – de ton et de personnalité. Aucun des deux n’en fait d’ailleurs mystère : si Gilles Simeoni s’est toujours élevé contre les actions violentes qui ont secoué l’île, Jean-Guy Talamoni se refuse, lui, à les condamner. Et, surtout, lorsque le premier se prononce pour une autonomie accrue et n’envisage pas l’indépendance « comme une solution », le second en est un fervent partisan.
Reste donc à savoir comment évoluera cette coalition à long terme.
En attendant, le ministère de l’Intérieur a fait savoir hier que la ministre Jacqueline Gourault, désignée à la fonction informelle de « Madame Corse » au sein du gouvernement, sera vendredi sur l’île. Emmanuel Macron a pour sa part prévu de s’y rendre le 6 février prochain, pour la commémoration du vingtième anniversaire de l’assassinat du préfet Erignac. Une cérémonie à laquelle Jean-Guy Talamoni n’a jamais souhaité assister.
Agnès Masseï

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