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Et la politique culturelle devient marchande

CULTURE ET MÉDIAS. Lorsqu’il n’y a plus de place pour l’imaginaire, pour la culture et la découverte de l’inconnu, c’est la démocratie qui est menacée.

LE BLOC-NOTE D’ALAIN HAYOT
En pleine discussion au Parlement de la loi de finance pour 2018, chapitre culture et audiovisuel public, une bombe à retardement explose : trente et une pages d’un « document de synthèse » confidentiel destiné à nourrir le « plan de refondation du service public » lancé par le Premier Ministre le 13 octobre dernier, est révélé par la presse.
Ce rapport est en rupture totale avec la philosophie qui guide nos politiques publiques de la culture et de l’audiovisuel depuis la libération. Il préconise externalisation, rentabilisation, stagnation et reculs budgétaire, privatisation et précarisation des emplois. Tout est réduit à la finance et les politiques culturelles deviennent des politiques marchandes.
La ministre de la Culture prétend n’avoir pas « validé » cette note. Mais validé ou pas, ce document élaboré dans le secret des cabinets ministériels sans aucune concertation avec les organisations syndicales, les créateurs, les actrices et acteurs culturels est une insulte à la démocratie. D’autant qu’il connaît déjà un commencement d’application, puisque l’audiovisuel public subira dès 2018 une coupe budgétaire de plus de 50 millions d’euros et y perdra plusieurs centaines d’emplois en totale contradiction avec les contrats d’objectifs et de moyens conclus avec le gouvernement précédent, qui prévoyaient une hausse en 2018 de plus de 40 millions d’euros !
Continuité de l’État ?
C’est France-Télévision qui subira les coupes les plus fortes. Sur quoi porteront-elles? Evidemment sur les programmes, sur la création audiovisuelle, sur les coproductions de films, et nous serons encore un peu plus saturés de talk-shows et de rediffusions. Le service
public de l’audiovisuel se trouvera plus désarmé face aux mastodontes de la télévision privée, pour le plus grand bonheur des Bouygues et autres Bolloré ! L’augmentation de l’espace publicitaire est la seule solution préconisée par la présidente de FTV. Or nous savons
qu’il s’agit d’une mesure de gribouille qui rendra l’audiovisuel public dépendant du privé. Le lien est étroit entre la soumission à la course à la publicité et la qualité des programmes qui est censé être la mission du service public.
Le moment est venu de redire avec force que dans un pays où la quasi-totalité des foyers disposent d’un accès à la télévision, qui pour des millions d’entre eux est le seul outil pour « s’informer, se distraire et se cultiver », comme on disait aux grandes heures de la télévision française, il faut défendre l’audiovisuel public. C’est d’autant plus vrai qu’aujourd’hui, le cinéma dépendant largement du financement des chaines de télévision, c’est un coup sévère qui est doublement porté à la création cinématographique.
Et ce coup porté à l’audiovisuel public semble être le prélude à un bradage généralisé du Ministère de la Culture : administration centrale et déconcentrée, champ muséal, aides à la création, politique des archives seront passés au crible de l’ultralibéralisme dont les mots-clés sont rationalisation, reconfigurations, meilleure gouvernance, efficacité, synergies… mots glissants dont la principale fonction est de faire des économies, de réduire les assiettes et les effectifs, bref de tout soumettre aux critères de la marchandisation.
«Je viens, avec beaucoup d’autres dont la ministre de la Culture, d’accompagner Jack Ralite à sa dernière demeure.
La pluie d’hommages qui ont été lu ce triste jour ne doit pas nous faire oublier le coeur de son message : « Un peuple qui abandonne son imaginaire à l’affairisme se condamne à des libertés précaires ».
 Retrouvez le bloc-note d’Alain Hayot tous les premiers lundis du mois.