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Le BTP soutient le HLM dans son combat contre le gouvernement

HLM

Ne parvenant pas à se faire entendre par le gouvernement sur les conséquences qu’auraient les économies imposées aux HLM sur leur activité, les bailleurs sociaux se sont associés au secteur du bâtiment.
« Le mouvement HLM est dans un état d’esprit d’ouverture. Nous sommes prêts à contribuer à l’effort budgétaire, mais pas au prix de la dégradation de notre outil de production ». Hier, le délégué général de l’Union sociale de l’habitat (USH) Frédéric Paul a répété sa position quant aux économies que le gouvernement tente de lui imposer via l’article 52 du projet de loi de Finances 2018, voté vendredi en première lecture à l’Assemblée. Cela fait des semaines qu’il répète que cela aura pour conséquence de réduire de 54.100 le nombres de logements neufs construits et de 103.100 ceux réhabilités.
Faute d’être entendu, l’USH qui réunit 723 bailleurs, a donc proposé hier aux représentants du secteur du bâtiment de s’exprimer sur le sujet à ses côtés. Solidaires des organismes HLM, qui génèrent 15% de leur activité, les entreprises et les artisans du bâtiment ont donc exprimé leur inquiétude. « Nous ne pouvons rester insensibles à des mesures qui feraient chuter notre marché : le logement social, c’est 100.000 logements neufs produits par an et un logement sur cinq qui fait l’objet de travaux d’amélioration-entretien » a ainsi déclaré Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment (FFB).
« Après dix ans de crise, il ne faut pas mettre en péril une amélioration de l’activité encore très fragile, qui permettrait la création d’emplois, l’embauche de jeunes », a plaidé Dominique Métayer, vice-président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb). « Même un arrêt partiel de l’activité » venant des bailleurs sociaux, qui représente 150.000 emplois directs, « aura des conséquences lourdes » a enfin averti Jacques Chanut avant d’appeler le gouvernement à se montrer « raisonnable» et les bailleurs sociaux à « ne pas prendre les entreprises en otage, en remettant en cause des chantiers déjà prévus ».
A.S. avec AFP

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