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Salons d’apparat et objets rares

Pour la dixième édition du salon des antiquaires, la nef du couvent des Cordeliers s’offrait ce week-end un vivifiant voyage dans le temps à la table de Napoléon.

Sous les vitraux et muraux d’un XIIIème siècle souvent un peu frisquet était proposé aux Cordeliers le chaleureux intérieur Empire d’une belle demeure, celle du dixième salon des antiquaires. Pour bon nombre d’historiens, la période napoléonienne était celle d’une stabilisation après la Révolution et un moment charnière de la grande histoire de la gastronomie. Entre orfèvrerie et cristallerie, la nouvelle classe dirigeante se servait des tables d’apparat pour exprimer son pouvoir. À Napoléon les guerres et les lois, à Carême, Talleyrand et Brillat-Savarin l’argenterie et les théories culinaires...
Parmi la trentaine d’exposants, beaucoup d’habitués. Des férus d’objets de caractère, des experts en restauration d’art, des marchands… Dimanche soir, les organisateurs étaient rassurés sur leur événement. « Sans bouchonner la présence du public à était fluide tout au long du week-end. Certains des visiteurs qui flânaient l’an passé sont venus confirmer leur intention de réveiller l’âme de leur maison de famille ».
Et puis il y a Éric Massouline. À 62 ans ce toqué du tic-tac a fait de ce terme son enseigne. Passionné depuis qu’il a 14 ans, il restaure et fabrique aiguilles, pignons, roues dentées et cadrans dans les règles.
« J’ai beaucoup de clients étrangers, mais je reste sur les salons de France. La destination de ces pièces horlogères est de plus en plus muséale. Ma plus vieille pièce date de 1660 ».
À l’époque tous les horlogers créaient leurs mouvements à complication sans normalisation, mais il n’est pas rare qu’après quelques affres du temps, dont celui d’être oubliée dans un grenier presque un siècle, une pendule oscillante reprenne vie chez ce mathématicien d’art qui pratique sans surprise le billard.
« Je suis pendulier donc je dois savoir démonter, dégraisser, polir, étamer puis engrener, désoxyder les platines et reconstruire chaque élément comme à l’époque et avec les mêmes matériaux. Un réparateur de montre ne sait pas fabriquer, alors il remonte… ou pas. Il faut sept ans pour faire un bon pendulier. Puisque le monde a changé et que le taux de marge est faible, il est difficile de trouver de jeunes apprentis à former. Les Chambres de métiers oublient un peu de valoriser les artisans du métier d’art, alors les écoles horlogères sont en Suisse… ».
Longtemps la région du Doubs fut un territoire reconnu, aujourd’hui même les chinois ne s’aventurent pas dans la contrefaçon d’horloge du XVIIème…
Signe des temps qui passent.
William Etiève

Commentaires

Like an elegant
melody a luminous
smile reappears
in your eyes giving
the whisper of a
magical moment:
and so, little darling,
while the sunshine
is beaming and
a fortunate sparrow
returns in the
garden, a tender
happiness revives
on a fine rose.

Francesco Sinibaldi

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