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L’heure de la saignée libérale a sonné pour les Diafoirus au pouvoir

ORDONNANCES. Le chef du gouvernement flanqué de sa ministre du Travail lèvent le voile aujourd’hui sur le contenu des ordonnances sur le code du travail. Pour l’heure, ce que l’on en sait est un chapelet de mesures anti-sociales

GOUVERNEMENT
C’est aujourd’hui la véritable rentrée politique du gouvernement avec la présentation devant la presse à midi du contenu des ordonnances qui devraient permettre au gouvernement de légiférer - sans en passer par la représentation nationale - sur le code du travail.
Le sujet est structurant pour le quinquennat d’Emmanuel Macron frappé du sceau du libéralisme économique ; dans la veine ouverte par le précédent hôte de l’Élysée, François Hollande et sa loi « Travail » qui mobilisa des centaines de milliers de salariés et fut adoptée par l’usage du 49.3.
Une loi qui entaille déjà la hiérarchie des normes en renversant le principe de la prévalence de la loi sur les accords d’entreprise qui désormais peuvent primer. Bref la protection de tous, gage d’égalité entre les salariés, avec laquelle les libéraux veulent en finir. La porte ouverte à un dumping social qui ne pourra que se traduire par plus de précarité et de bas salaires. Cette logique devrait être accentuée par les ordonnances de l’ère Macron qui vont être présentées aujourd’hui. Deux heures avant leur conférence de presse, le Premier ministre Édouard Philippe et sa ministre du Travail Muriel Pénicaud, réunissent les syndicats et le patronat pour la seule et unique rencontre multilatérale après des semaines de « bilatérales ». Rien donc à en attendre d’important de ce tour de table si ce n’est les réactions des participants avant la présentation officielle.
Un copié/collé des desiderata du patronat Ce que l’on sait des ordonnances au moment où ses lignes sont écrites tient du programme quasi-copié/collé des desiderata du Medef : accentuation des négociations au niveau de l’entreprise au détriment des accords de branches qui sont plus protecteurs. C’est ce que la novlangue gouvernementale nomme « le dialogue social » ou encore « la confiance » au sein de l’entreprise qui, comme chacun le sait, est le monde des Bisounours.
Plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, c’est aussi une des vieilles « revendications » du Medef
avec la suppression de l’ISF en partie obtenue sur les revenus du capital. Extension du CDI de chantier à d’autres secteurs que le BTP : ce qui permettra de jeter les salariés au terme de la mission sans prime de précarité. Suppression des CHSCT, des délégués du personnel et du CE avec création d’une instance unique de représentants du personnel. Négociations au sein des entreprises sans délégué syndical...
Dans ce contexte, la position du syndicat FO est surprenante. Hier son secrétaire national Jean-Claude Mailly, qui fut de la bataille contre la loi Travail, a annoncé que sa centrale n’appelle pas à manifester aux côtés de la CGT, de Solidaires et de l’UNEF le 12 septembre. Dans une interview filmée, diffusée sur le site internet des Echos, il justifie cette décision du bureau confédéral de FO, notamment par le fait que la réforme en germe a été menée après une « vraie concertation ». Les salariés eux sont inquiets : plus de deux Français sur trois (68%) pensent que leur patron profitera de la réforme du code du travail pour réduire leurs droits, même si 63% estiment que le code actuel est inadapté au monde du travail, d’après un sondage OpinionWay publié mercredi. Par ailleurs, 64% des salariés pensent que les entreprises n’embaucheront pas plus facilement si elles peuvent licencier plus facilement. Une enquête qui fait écho à l’impopularité de l’exécutif : le chef de l’État a perdu un total de 19 points de popularité en trois mois et le Premier ministre en a perdu 13 durant la même période.
F.V.

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