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L’échiquier est en place

CODE DU TRAVAIL. Le Medef, la CGT et la CFE-CGC sont montés au créneau hier pour prendre en tenaille les cinq ordonnances réformant le texte qui seront dévoilées ce matin.

A la veille de la précision des arbitrages gouvernementaux sur la réforme du Code du travail, le premier syndicat patronal a appelé
Emmanuel Macron à «aller jusqu’au bout» tandis que la Confédération générale du travail prévenait d’un «mécontentement fort» capable de mobiliser contre le texte. Une menace plus que sérieuse à l’heure où la CFE-CGC appelle l’ensemble des syndicats à l’union.
C’est Pierre Gattaz qui, dans la matinée, a le premier mis la pression sur le président de la République.
Non pour obtenir de nouvelles facilités en terme de licenciements ou de baisses d’impôts sur les sociétés, celles-là lui ont déjà
toutes été accordées dans les fameuses ordonnances que le gouvernement doit dévoiler ce matin aux partenaires sociaux, ce midi à la presse ( lire ci-dessous). Mais «pour aller jusqu’au bout» de cette nouvelle mouture libérale, parachevant la loi El Khomri et élevé
au rang de «curseur» du quinquennat Macron. Le président du Medef, osant paraphraser Martin Luther-King -Sarkozy se sentait bien héritier de Jaurès !- a ainsi «fait un rêve» pour la France, qui s’incarne si bien dans le texte de Mme Pénicaud que le patron des patrons promettra d’être « de plus en plus accompagnateur» et même «mobilisateur». Mais attention, le gouvernement ne devra pas céder dès lors un pouce aux syndicats : « «Il faut que l’écriture des ordonnances soit simple, lisible» et «qu’il n’y ait pas 1.000 contreparties, 1.000 contraintes, 1.000 exceptions aux règles édictées», a-t-il prévenu.
«Il y a maldonne»
Ces derniers ne l’entendent évidemment pas de cette oreille, CFE-CGC en tête. Peu après la déclaration d’amour du pasteur Gattaz, son président, François Hommeril, dira haut et fort, le risque que représente la réforme pour le monde du travail. Qualifiant «la plupart» des orientations d’ores et déjà connues de «mesures de dérégulation » sans «impact économique positif», il a cité en exemple «l’inversion de la hiérarchie des normes sur laquelle on va passer une étape supplémentaire». «Des éléments de la rémunération, réglés aujourd’hui par la convention collective comme le 13e mois ou la prime d’ancienneté, qui sont des éléments substantiels de la rémunération, pourraient revenir à la négociation dans les entreprises » et «la loi imposerait le fait que la branche ne pourrait plus être d’ordre public sur ces questions-là de la rémunération», a-t-il expliqué.
Le responsable syndical a aussi fustigé «la fusion des instances » du personnel prévue par le projet gouvernemental, qui est déjà possible «grâce à la loi Rebsamen qui date de 2015», et le «dialogue social». «Aujourd’hui le gouvernement vient nous dire ‘je l’impose
par la force et par la loi’ alors que le dialogue social, qui est censé être au coeur de sa réforme, permet aujourd’hui cette fusion en fonction des impératifs du terrain. Moi je dis il y a maldonne», a-t-il cinglé.
Vers un mouvement unitaire ?
Et alors que la CFDT, FO et la CFTC attendent de connaître les arbitrages pour s’exprimer, le représentant du premier syndicat
des cadres n’en est pas resté à la critique. Après avoir plébiscité une «concertation» entre syndicats au début de l’été, il estimera que «la question de la mobilisation mérite» dorénavant «d’être regardée ». «La question de le faire le 12 septembre, est une autre question
», a-t-il dit, interrogé sur la possible mobilisation de son organisation syndicale dès le 12 septembre à laquelle appellent la CGT et Solidaires.
Mais «je pense qu’on peut, sur un sujet aussi grave et aussi important, avoir une exigence, celle d’être relativement unis au niveau des organisations syndicales dans un mouvement unitaire», argumentera-t-il, concluant sur un appel en ce sens.
Frédéric Dutilleul avec AFP

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