Tentative d’attentat à la voiture au coeur de la capitale

CHAMPS-ÉLYSÉES

Un homme a lancé hier après-midi son véhicule contre un fourgon de gendarmerie sans faire de victime.
L’assaillant de 31 ans est mort. La section antiterroriste de Paris a ouvert une enquête.
Cette attaque est survenue peu avant 16 heures au coeur du Paris touristique. « Une nouvelle fois, les forces de sécurité en France ont été visées avec cette tentative d’attentat sur les Champs-Élysées. Un escadron de gendarmes mobiles de Chaumont (Haute-Marne) descendait
les Champs-Élysées quand un individu a percuté la voiture de tête », a précisé le ministre de l’Intérieur Collomb. Cette nouvelle attaque dans un pays qui vit sous le régime exceptionnel de l’état d’urgence depuis novembre 2015 intervient deux jours avant la présentation
en Conseil des ministres d’une nouvelle loi antiterroriste. Depuis janvier 2015, la France est visée par la violence jihadiste, avec une vague d’attentats qui a fait au total 239 morts, les derniers visant tout particulièrement les forces de l’ordre. Une bonbonne de gaz, une Kalachnikov et deux armes de poing ont été trouvées dans le véhicule.
Il s’y trouvait « un certain nombre d’armes, d’explosifs permettant éventuellement de pouvoir faire sauter cette voiture », a indiqué de son côté le ministre. La voiture, une berline de couleur claire, s’est embrasée lors de la collision avec le fourgon des gendarmes près du rond-point de la célèbre avenue parisienne. « Les gendarmes ont extrait du véhicule l’individu qui avait foncé » sur leur fourgon, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet. Grièvement blessé dans la collision, l’homme est décédé sur place. De nombreux policiers, pompiers et soldats de la force Sentinelle se sont déployés dans le quartier. La circulation a été bloquée sur l’avenue et la station de métro Champs-Élysées-Clemenceau fermée, tandis que le Grand Palais a été évacué dans le calme. Trois jours avant le premier tour de la présidentielle, les Champs-Élysées avaient déjà être le théâtre d’un attentat lorsque Karim Cheurfi avait tué par balles le 20 avril un policier, Xavier Jugelé, et blessé deux autres.

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