Fil info
19:06Indre : Rentrée littéraire : c’est parti ! -> https://t.co/VNBhCnj3hY
19:04Châteauroux : Deux semaines dans un monde merveilleux -> https://t.co/88ddYugPid
16:53Gargilesse-Dampierre : Séjour studieux pour les élèves harpistes -> https://t.co/Z3HKnP1Wsz
16:52Saint-Marcel : De la moto au graphisme, une même passion pour Sofiane Benhalima -> https://t.co/GqmzIFAsue
16:50Eguzon-Chantôme : TSB : une deuxième victoire de main de maître pour C. Voisin -> https://t.co/5lOet7DV98

Une majorité en marche pour quels pôles de résistance ?

SECOND TOUR. La République en marche obtient une majorité sans partage à elle seule avec 310 députés. Son allié du MoDem, 42. Les Républicains 112 et l’UDI 19. Le FN en compte 8. Le PS est réduit à 30 et le PRG à 3. La France insoumise fait son entrée

ASSEMBLÉE
Au lendemain du second tour des élections législatives, marqué par une abstention record de 57,36% (soit 27 millions d’abstentionnistes),
le nouveau visage de l’Assemblée nationale est désormais connu.
Il offre un aspect profondément renouvelé de la représentation nationale.
Et pour cause: 424 des 577 élus n’ont jamais été députés. C’est le cas de tous ceux de La France insoumise (LFI), de 91% des élus de la République en marche (LREM), de 40% des députés Les Républicains (LR).
Dans l’hémicycle qui va se garnir dès mardi 27 juin pour la première séance de cette nouvelle législature avec l’élection du président
de l’Assemblée nationale, vont prendre notamment place les 310 élus de LREM qui obtient, à elle seule, au-delà de la majorité absolue
fixée à 289 députés.
La gestion du groupe LREM s’annonce délicate. Hier soir, l’entourage du chef de l’Etat a fait savoir qu’Emmanuel Macron a demandé à Richard Ferrand de quitter le gouvernement pour «briguer la présidence du groupe REM» à l’Assemblée. Une manière aussi de se débarrasser d’un ministre empêtré dans une affaire. Son allié du MoDem qui obtient 42 sièges peut constituer un groupe dont le seuil est actuellement fixé à 15 membres.
Sur les bancs de la droite, les députés sont désormais 112 pour le parti LR. Ils étaient 113 dimanche soir mais dans la première circonscription de Mayotte une erreur dans le comptage des voix a donné gagnant Elad Chakrina en place de la socialiste Ramlali Ali, finalement déclarée élue.
Vote de confiance le 4 juillet
L’UDI pourra aussi créer son groupe avec ses 19 députés. Siégeront-ils dans l’opposition? «Je souhaite que nous ayons un groupe parlementaire le plus large possible, avec tous les représentants, tous les députés du centre, de la droite progressiste qui souhaitent simplement ne pas jouer le faux nez de la politique, où on critique toujours ce qui est en face alors même que parfois on le proposait hier», a déclaré hier le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde. En jeu : le vote de confiance au gouvernement d’Edouard Philippe issu de la droite. Ce dernier a remis sa démission lundi et devait être reconduit dans ses fonctions par Emmanuel Macron. Il fera sa déclaration de politique générale le 4 juillet. L’heure de vérité pour les députés de droite et centristes «Macron compatibles ». A droite, Gérard Larcher, président du groupe LR du Sénat et de François Baroin, chef de file des députés affirment quant à eux que les Républicains et l’UDI forment «la première force de l’opposition».
Au PS la bérézina se traduit par trente sièges sauvés. Là encore il n’est pas certain qu’ils réussissent à former un groupe homogène. Olivier Faure, qui est loin d’être un opposant à l’exécutif, a annoncé qu’il sera candidat à sa succession à la présidence du groupe PS. Mais pour le député Luc Carvounas, «la ligne rouge pour appartenir au groupe, c’est qu’on ne peut pas se dire membre de la majorité présidentielle, on peut pas voter la confiance».
Les tergiversations de la droite et du PS ne sont pas à l’agenda de LFI et du PCF qui avec 17 et 10 députés (lire page suivante) vont constituer une opposition résolue.
Vers un groupe commun LFI et PCF ?
Feront-ils groupe commun ? LFI se réunissait hier soir tandis que l’exécutif communiste tient une réunion aujourd’hui. Les députés
communistes se réuniront mercredi matin, a annoncé leur ancien président, André Chassaigne. Dés hier, les leaders de LFI ont rappelé
qu’ils pouvaient constituer un groupe à eux seuls. Mais des voix s’élèvent pour qu’il en soit autrement.
«Je souhaite qu’il y ait un seul groupe, c’est ce qui me paraît le plus respectueux des électeurs», a déclaré Marie-Georges Buffet. Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles est sur la même longueur d’ondes. Clémentine Autain, soutenue par LFI, estime qu’avec Marie-
Georges Buffet et Stéphane Peu (communiste investi par LFI), ils peuvent «contribuer à faire émerger un groupe le plus large possible et cohérent».
Françoise Verna (avec AFP)

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.