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La stratégie du mensonge avant les élections ?

LOI TRAVAIL. La sincérité du gouvernement dans les négociations est encore entamée par une nouvelle publication de documents internes. À quatre jours du premier tour des élections législatives.

NÉGOCIATIONS
Un document qui « émane de quelqu’un de la direction du travail, ce n’est pas signé par la direction du travail » : telle a été la ligne de défense de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, hier sur France Inter, suite aux documents publiés par Libération.
Subtile nuance alors que des images reproduisent dans le quotidien des texte avec, surlignés, « réformes demandées par le cabinet » et « version du 31 mai 2017 ».
Les documents sortis en début de semaine par le Parisien ont été repoussés d’un revers de main par un « c’était avant la mise en place du gouvernement ». Aujourd’hui, l’argument du calendrier ne pouvant plus être invoqué, ce serait donc un « ce n’est pas un document officiel » qui serait censé clore toutes discussions, ces discussions étant forcément vues comme « sans intérêt » par la ministre qui reprend son couplet sur la concertation et les 48 réunions programmées : « C’est vrai que c’est un changement de méthode, je sais que certains ont du mal à le comprendre  (...) On ne cache pas une copie, on la coconstruit. »
Pourtant, le contenu de ces documents a de quoi inquiéter. Pire, il accuse le trait sur des points vus comme de véritables lignes rouges par les syndicats de salariés et que Premier ministre comme ministre du Travail ont présenté comme non tranchés et soumis à la discussion. Ainsi, l’inversion de la hiérarchie des normes ou le plafonnement des indemnités prud’homales. Si bien que les leaders des centrales syndicales  s’étaient montrés relativement discrets, jouant le jeu de la concertation. Mais mardi, après l’annonce de la feuille de route, Philippe Martinez de la CGT a fini par lâcher que les salariés seraient les « grands perdants » et promis des « mobilisations ».
« Coup d’état social »
Le document diffusé par Libération fait clairement état d’une « primauté de l’accord d’entreprise sur le contrat de travail ». C’est également à cette échelle que seraient négociées les conditions d’un licenciement automatique (pour non respect des objectifs par exemple), du préavis, des congés, des indemnités de licenciement, de contraction d’un CDD etc. « Halte au feu », a réagi hier Jean-Claude Mailly de FO. « Le gouvernement va devoir s’expliquer », a-t-il ajouté, « si ce sont des pistes et que ces pistes ça reflète l’état d’esprit du gouvernement, ce qu’il veut faire, alors ça va être clair, la concertation ce n’est pas possible ». De son côté, Laurent Berger de la CFDT « note le démenti » mais ajoute : « Si le gouvernement veut travailler sur un certain nombre de pistes qui sont amenées dans certains journaux ces jours-ci, il faut qu’il arrête tout de suite. » Et de se montrer très agacé par de « pseudo-révélations » qui, si elles se répètent, risquent fort d’entamer le climat de la concertation.
Comment rester serein effectivement quand la ministre affirme devant les micros que « les indemnités ne seront pas plafonnées » en cas de litige pour licenciement abusif devant les prud’hommes et que le document en date du 31 mai mentionne explicitement la volonté de baisser le plancher de 6 mois d’indemnités pour plus deux ans d’activité ? Quand la volonté est de permettre aux patrons d’organiser tous seuls des référendums d’entreprise quand ils ne trouvent pas d’accord
avec les syndicats ? Quand on veut baisser le seuil du nombre de licenciements au-delà duquel se déclenche
un PSE ?
« Emmanuel Macron et le gouvernement doivent dire leurs intentions réelles avant les élections, c’est un impératif démocratique », exhorte Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. « C’est un coup d’état social », a tranché Jean-Luc Mélenchon qui clame : « Équilibrez l’Assemblée, faites en sorte qu’on entende la voix du camp du travail. »

Angélique Schaller

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