Bergerac passe proche d’un deuxième exploit

Coupe de France

Bergerac a fait preuve d’une sacrée force de caractère pour arracher le nul dans un match qu’ils ont plutôt dominé. Un but, chanceux, dans les prolongations, leur enlève la saveur d’un 8e de finale de Coupe. Mais ils n’ont pas à rougir de leur prestation, bien au contraire.

 

Sono, buvettes, présence de Vikash Dhorasoo et Jean-Pierre Papin, pour ce 16e de finale de Coupe de France, les dirigeants bergeracois avaient mis les petits plats dans les grands. 

Il faut dire que la venue d’Oréans, 12e de Ligue 2 était un événement pour le club du président Fauvel.

Et, pendant tout le premier acte, les joueurs se sont montrés à la hauteur de l’événement. Mieux, pendant les 45 premières minutes, les deux divisions d’écart ne se sont pas vues. 

Dès la première minute, Gomez frappait au but mais sans trouver le cadre. Solidaires en défense, les Bergeracois ne laissaient pas Orléans développer son jeu. Sur les relances, ils arrivaient même à se montrer dangereux, notamment par l’intermédiaire d’un Badin intenable. A la 10e minute, le BPFC obtenait trois corners consécutifs.

Il s’en fallait de très peu pour que Mutombo ne détourne dans ses filets. A la 21e, Ringayen touchait même du bois sur un service au cordeau de Gnaleko. En clair, Bergerac dominait mais sans marquer. Le dernier geste manquait de précision pour être efficace. 

Au retour des vestiaires, changement de décor. Orléans mettait le pied sur le cuir. Sur un ballon perdu, Le Tallec s’enfonçait dans la défense et perdait le ballon. Laborde-Turon tentait une sortie mais le cuir revenait dans les pieds de Lopy qui ouvrait le score (0-1). Ce but avait au moins le mérite de réveiller la tribune. Les Périgourdins ne perdaient pas leurs nerfs et reprenaient la possession. Le côté gauche, avec Badin et Flegeau posait des problèmes à la défense adverse. Mais, encore une fois, il manquait le petit truc en plus pour marquer. 

A la 67e, le coach bergeracois sortait Jamaï, sa sentinelle, au profit du trublion Pinto. Plus juste techniquement, les Orléanais jouaient le contre et se montraient dangereux sur les ballons de récupération. A vingt minutes du terme, Gomez avait une occasion d’égaliser mais sa reprise trouvait Renault.

Les dernières minutes étaient clairement à l’avantage des hommes de le Bellec. Mais le risque de contre existait toujours. Sur un ballon perdu, Benkaid faisait la différence sur le côté droit et servait sur un plateau Perrin qui n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond (0-2, 76e). Méritants, les Dordognots tentaient le tout pour le tout. 

En fin de match, sur un coup-franc, Gomez faisait étalage de sa classe mais le portier orléanais veillait. Sur le corner suivant, Pinto profitait d’un ballon à ras-de-terre pour réduire l’écart (1-2, 88e). Le BPFC jetait ses dernières forces dans la bataille, porté par son public. Il fallait attendre la toute fin des arrêts de jeu pour voir Gomez égaliser sur un ballon de Ringayen (2-2, 90e+2). 

Revenu au courage, Bergerac obtenait logiquement les prolongations. Euphoriques depuis l’égalisation, les riverains de la Dordogne se lançaient à l’attaque. A deux minutes de la mi-temps, cependant, d’Arprino reprenait de la tête un ballon renvoyé par la défense de Bergerac et donnait encore l’avantage à ses couleurs (2-3). Mais ce Bergerac-là a de la couenne. Sur un corner, Gnaleko trouvait la barre sur un second ballon. 

La seconde période des prolongations voyait Bergerac dominer face à des Orléanais sous pression. A force de jouer l’attaque, Bergerac passait près de la correctionnelle mais Perrin croisait trop sa frappe.

L’aventure s’arrête là pour Bergerac mais il peut-être fier de son parcours. Du coup, il peut se concentrer sur la suite du championnat.

Boris Rebeyrotte

 

Bergerac 2 - Orléans 3

Mi-temps: 0-0

Spectateurs: 3000 environ. 
Arbitre: M. Rouinsard
Bergerac: 2
Buts: Pinto (88), Gomez (90+2)
Orléans: 3
Buts: Lopy (49), Perrin (76), D’Arprino (100),
Avertissements: Lecoeuche (25), Ephestion (57), Tell (90+5)

 

 

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