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Les salariés de la SOCAT inquiets pour leur avenir

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Depuis mercredi à l’initiative de la CGT les salariés de la SOCAT débrayent deux heures par jour pour protester contre la délocalisation d’une partie de leur activité et contre les propositions qui leur ont été faites lors des NAO.
Depuis mercredi les salariés de la partie production de la SOCAT débrayent. Une opération qui devrait durer jusqu’à mardi prochain. Les salariés demandent une sécurisation de leurs emplois « et une visibilité sur cinq ans », explique Guy Estruc secrétaire CGT de la SOCAT. Si les salariés sont inquiets pour l’avenir c’est que, « depuis près de deux ans, un processus de délocalisation de machines et d’équipements vers l’Albanie est en cours. Car les pièces en caoutchouc que nous fabriquons pour le marché de l’automobile seraient soi-disant déficitaires, elles coûteraient trop cher à produire par rapport à leur prix de vente. A l’origine cela ne devait concerner que deux à trois millions du chiffre d’affaires sur l’année mais actuellement nous en sommes  à plus de 500 000 euros par mois. Le secteur de l’automobile représente 17 à 18 millions d’euros de chiffre d’affaires c’est donc un tiers de la production des pièces fabriquées par la SOCAT pour l’automobile qui est partie en Albanie ». Les syndicalistes dénoncent une délocalisation rampante, « il y a deux ans et demi la SOCAT a commencé à louer un local en Albanie et y a envoyé des machines et de l’outillage. Ils ont donc créé une véritable filiale avec des coûts de fabrications bien moindres. Nous sommes ici à 25 euros de l’heure alors qu’en Albanie ça leur coûte 3 euros. Une partie des pièces était déjà démoulée par des robots qui même eux, ne sont pas assez compétitifs par rapport à la main-d’œuvre albanaise. Il y aurait une quarantaine de personnes qui travaillent dans cette usine ».
Ils ne veulent pas de l’aumône
D’autre part les syndicats sont un peu sur les dents suite aux NAO (Négociations annuelles obligatoires). « Elles se déroulent depuis le 27 juin et on nous a annoncé le 9 juillet au bout de la troisième réunion que nous ne serions augmentés que de 0,5 % », explique Guy Estruc, « donc une partie du personnel a pensé que l’on se moquait de nous et, à l’initiative de la CGT le personnel de production est entré dans l’action. Car nous estimons que 0,5 % c’était une aumône par rapport au travail que nous fournissons et aux pressions que nous subissons. Les salariés ne se sentent donc pas suffisamment rémunérés. Nous demandons donc 100 euros bruts par mois ainsi que la revalorisation de notre prime horaire d’équipe de 10 centimes ainsi qu’une augmentation de 100 euros de la prime de vacances ». Le syndicat dénonce aussi l’opacité de la direction,
« cela fait maintenant deux à trois ans que la direction rechigne à donner les chiffres comptables avant les NAO alors qu’elle est dans l’obligation légale de le faire. Cette année, ils ne nous ont été remis que le 21 juin ce qui fait qu’ils n’ont pas encore pu être analysés par notre expert comptable ». Le mouvement devrait se poursuivre jusqu’à mardi prochain. Jointe par nos soins, la représentante de la direction n’a pas souhaité s’exprimer.
Philippe Jolivet

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