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Le coup de gueule d’une prof en colère

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Enseignante en école primaire Laëtitia Faye avait obtenu une affectation pour la rentrée qui a été modifiée à la dernière minute. Elle dénonce un manque de respect de l’Inspection académique qui n’a pas donné suite à ses demandes de rendez-vous.
Enseignante en école primaire, Laëtitia Faye était en poste à Saint-Jean-de-Côle depuis 2016. Une école de deux classes avec deux enseignantes.
« Mais suite à une baisse des effectifs, la fermeture d’une classe a été annoncée au mois de juin pour la rentrée de septembre », explique Laëtitia Faye. Jusque là, rien de nouveau puisque « tous les ans il y a des mouvements au sein des effectifs d’enseignants avec des listes de postes sur lesquels nous postulons en faisant des vœux. Et en fonction d’un certain barème nous obtenons une affectation parmi les vœux que nous avons faits. ça a été mon cas puisque j’ai obtenu le second vœu que j’avais émis le 14 juin à l’issue du mouvement à titre définitif. Un poste de complément de décharge sur trois écoles : Agonac, Sarliac-sur-l’Isle et Sorges-et-Ligueux en Périgord. Et j’étais rattachée à l’école d’Agonac », poursuit Laëtitia. A partir de quatre classes dans une école, le directeur obtient un jour de décharge où il n’assure pas la classe pour effectuer les tâches administratives. Cette décharge est assurée par un autre enseignant. C’est le poste qu’avait obtenu Laëtitia soit une journée de décharge dans les trois écoles et un quatrième jour en tant que remplaçante ou temps partiel.
« Le 1er juillet j’ai reçu un mail d’une des directrices de l’école que je devais décharger un jour par semaine me disant qu’elle avait été contactée par une personne devant la décharger alors qu’elle pensait que c’était moi. Nous étions toutes les deux surprises et ce n’est que le lendemain que j’ai reçu un mail de l’Inspection académique pour m’informer que mon poste avait été modifié. Je m’étais projetée sur ce poste et j’avais assisté aux réunions de conseils d’école afin de me présenter et de préparer la rentrée. L’Inspection académique m’a expliqué que je ferais mes trois jours à l’école d’Agonac à laquelle je suis rattachée ce qui serait mieux pour moi. Ce à quoi j’ai répondu qu’ils faisaient à la fois les questions et les réponses ».
Car si Laëtitia Faye s’était positionnée sur ce poste c’est qu’elle avait un peu de visibilité professionnelle. « Ce qui change mis à part la journée de décharge de direction à Agonac qui reste pérenne, c’est que les deux autres journées que je fais concernent un remplacement d’une personne qui est maître-formatrice et un complément d’une personne qui est à temps partiel. Donc ce sont des journées qui peuvent être amenées à bouger l’an prochain ou dans plusieurs années. Seule la journée de décharge soit 25 % de temps de travail est assurée mais pour les autres jours, je ne sais pas où j’atterrirais. Si j’avais choisi ce poste qui reposait sur trois décharges de direction c’est justement pour pouvoir me projeter sur plusieurs années. D’autre part Agonac est la plus éloignée de mon domicile (Thiviers) des trois écoles et je n’aurais pas droit aux frais de déplacements pour Sarliac et Sorges. J’ai donc signifié à l’Inspection académique que ce n’était pas le poste que j’avais demandé et obtenu et les secrétaires m’ont dit de contacter le responsable des ressources humaines qui à ce jour, n’a répondu ni à mes appels téléphoniques, ni à mes mails, ni à ma demande de rendez-vous. Il reste injoignable ».
Un manque total de respect
Plus encore que la modification de son poste, ce qui met Laëtitia Faye hors d’elle « c’est la façon dont ça s’est passé. De ne pas avoir été informée du changement de poste en priorité alors que j’étais la première concernée. D’autre part pourquoi m’affecter à un poste pour le modifier trois semaines après que je l’ai obtenu. C’est un manque total de respect des personnes. On se sent considérés comme des pions que l’on déplace au grès des obligations de service. D’autre part on modifie ce poste pour économiser quelques frais de déplacements en prétextant la continuité pédagogique ».
Et Laëtitia Faye de préciser, « comme j’ai subi une fermeture de poste, j’ai bénéficié de 150 points pour le barème d’affectation aux postes ce qui est assez important et qui m’a permis d’avoir un peu le choix. Si j’avais fait le choix de ce poste en second vœu, c’est que c’était réfléchi car le poste était pérenne. Si d’emblée la proposition avait été de trois jours par semaine à Agonac je n’aurais jamais fait ce choix et j’aurais choisi une école plus près de chez moi. Répondre au téléphone ou à une demande de rendez-vous c’est quand même le minimum. Même dans le privé on obtient un rendez-vous même si c’est pour s’entendre dire non ». Joint par téléphone l’Inspecteur d’académie Jacques Caillaut était plutôt agacé de la démarche de Laëtitia Faye de rendre ce sujet public. Et il promet de lui donner un coup de règle sur les doigts à la rentrée,
« un fonctionnaire qui s’adresse à la presse par un courrier dépasse ce que l’on appelle le devoir de discrétion et ce qui plus est, sur un sujet qui a été validé en commission paritaire. Ce n’est pas une attitude responsable quand on est fonctionnaire, la première démarche aurait du être de faire un recours administratif. A l’école il y a des règles et je le lui rappellerai à la rentrée ».
Philippe Jolivet

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