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Chez les pompiers la maison brûle

Social

Les sapeurs-pompiers de Dordogne sont en grève depuis le 26 juin et jusqu’au 31 août pour dénoncer le mal-être de la profession et le manque de moyens humains pour faire face à une demande toujours plus importante.

Ce que dénoncent dans un premier temps les sapeurs-pompiers, « c’est que l’État ne prend pas les mesures nécessaires pour mettre les bons acteurs face aux bons problèmes. Car aujourd’hui, nous sommes les derniers fonctionnaires à dire oui à tout », explique Julien Bayle vice-président du SASPP24 (Syndicat autonome des sapeurs-pompiers professionnels de la Dordogne). En effet les sapeurs-pompiers sont amenés à faire des interventions qui normalement ne sont pas de leur ressort. « Nous assurons par exemple les carences pour le SAMU car les ambulanciers privés ne peuvent pas répondre aux sollicitations. Nous sommes donc amenés à transporter des personnes malades ou ayant besoin d’un rendez-vous ou d’une IRM. Nous assurons même les carences secondaires c’est-à-dire des transferts de patients entre hôpitaux. Nous intervenons aussi pour les ivresses sur voie publique. Il s’agit d’un délit qui est normalement pris en charge par la police mais comme ils n’ont pas les moyens humains de le faire, ce sont les pompiers qui y vont ». Les sapeurs-pompiers dénoncent aussi des abus de la part des usagers.
« Certains n’arrivent pas à ouvrir leur porte ou ont une fuite d’eau et ils nous appellent, nous sommes plombiers et serruriers. Mais on fait aussi office d’aide à la personne. Des gens nous appellent pour relever des personnes non blessées, ou nous avons eu des cas de personnes prétextant une urgence et qui nous font venir pour éteindre la télé ou fermer les volets. Sur 27 000 interventions en 2018, ces interventions d’aide ou d’assistance à la personne en ont représenté 4 000. Nous demandons donc à l’État de redéfinir les domaines d’intervention des uns et des autres et de donner les moyens aux services adaptés, l’ARS pour le Samu et le ministère de l’Intérieur pour les forces de l’ordre ».
Les sapeurs-pompiers demandent également la revalorisation de la prime de feu. « Elle est aujourd’hui de 19 % et nous aimerions qu’elle soit au même niveau que la prime de risque des forces de l’ordre soit 28 % du traitement indiciaire ».
Un droit à partir plus tôt qu’ils ont payé
Les sapeurs-pompiers ont également le droit de partir en retraite cinq ans plus tôt. Un droit qui n’est pas gratuit puisque, « pendant 27 ans nous surcotisons. Mais aujourd’hui pour conserver ce droit il faut absolument finir sa carrière en tant que pompier opérationnel. Après 27 ans de service si l’on veut finir notre carrière dans une autre administration, nous perdons ce bénéfice. Nous demandons donc à ce qu’il soit portable quel que soit le métier dans lequel nous finissons notre carrière car nous avons payé ce droit, on ne nous le donne pas. Et il ne faut pas non plus se voiler la face, être dans un camion à 55 ou 60 ans c’est compliqué ».
Pour la prime de feu, le fonctionnement est le même, « nous surcotisons pendant 19 ans et si on n’a pas les 19 ans on en perd le bénéfice à la retraite. Donc quelqu’un qui rentre chez nous à 34 ou 35  ans il va falloir qu’il retarde son âge de départ à la retraite pour pouvoir en bénéficier. Nous demandons donc la suppression de la surcotisation pour la prime de feu ».
En terme d’effectif, les sapeurs-pompiers ont également des revendications, « avec tout ce que nous faisons et que nous ne devrions pas faire, nous ne sommes pas assez nombreux pour faire face. Donc dans un premier temps que l’on nous retire ce qui n’est pas de notre ressort et que l’on embauche afin que nous soyons plus nombreux car même sans ces interventions que nous ne devrions pas faire, le nombre est en augmentation de 3 à 8 % par an soit plus de 1 000 interventions en plus par an ».
24 heures payées 16
En Dordogne les sapeurs-pompiers professionnels sont 226 appuyés par près de 1400 sapeurs-pompiers volontaires. Et Julien Bayle estime les besoins à 40 postes, « à l’heure actuelle nous avons une centaine de sapeurs-pompiers volontaires en continu et en équivalent temps plein donc il nous manque 40 sapeurs-pompiers professionnels pour la sollicitation opérationnelle ».
Enfin les sapeurs-pompiers dénoncent également le problème du temps de travail « nous faisons des gardes de 24 h qui ne sont payées que
16 h », conclut Julien Bayle. Un mouvement de grève qui comme celui des personnels hospitaliers est difficilement visible puisque pour ces professionnels la priorité reste de sauver des vies.
Philippe Jolivet

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