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Une solution pour les agriculteurs

Énergies renouvelables

La Chambre d’agriculture vient de signer une convention avec la SEM 24, émanation du SDE (syndicat départemental d’énergie) permettant à des agriculteurs de se faire construire gratuitement un bâtiment agricole couvert de panneaux photovoltaïques.

Cette convention permettra à des agriculteurs de faire construire gratuitement des bâtiments de stockage par exemple, d’une taille standardisée.
Il reste à leur charge le terrassement et le raccordement au réseau électrique, dont le prix est chiffré à l’avance. Au bout de 20 ans et pendant dix ans, l’agriculteur touchera 10 % des produits de la vente de l’électricité. « C’est un dossier qui nous tient à cœur car on trouve ridicule qu’un agriculteur qui construit un bâtiment d’élevage ou de stockage ne bénéficie pas ou ne réfléchisse pas à mettre du photovoltaïque dessus », explique Jean-Philippe Granger, président de la Chambre d’agriculture qui précise, « depuis trois ans, nous travaillons avec notre service bâtiment pour faire de l’information ou de l’accompagnement dans ce domaine auprès des agriculteurs. D’autre part on observe qu’il y a de plus en plus d’acteurs qui prospectent dans les fermes et promettent tout et n’importe quoi, donc nous voulions en quelque sorte reprendre un peu la main la dessus et la SEM est venue nous présenter ce qu’ils proposent. Nous avons été intéressés, on est aussi dans une démarche de circuit court et de valorisation du territoire dans ce projet. Enfin nous sommes très vigilants sur ce qui se fait en terme de photovoltaïque au sol, un sujet sur lequel nous sommes très réservés car nous voulons garder tout le potentiel de terre agronomique donc, il faut veiller à ce qu’il ne se fasse pas n’importe quoi ». Pour Philippe Ducène, président du SDE 24 et de la SEM, « il s’agit d’un acte fondateur. Tous les jours on parle du réchauffement climatique et cette convention prouve que l’agriculture a toute sa place dans la lutte contre ce réchauffement. Personne n’est parfait dans ses pratiques et il faut regarder dans la globalité comment se comportent les différents acteurs. L’agriculture va prendre sa part et participer au circuit court de l’énergie.  La SEM est un acteur public et avec ce projet, on va produire et consommer sur place et aujourd’hui nous sommes sur le point d’atteindre les 32 % d’énergies renouvelables recommandés par la COP 21 d’ici 2030 et ce, même dans les plus petites communes ». Ce projet sera également un complément de revenus, « ce qui caractérise la SEM, c’est que ce sont des élus ruraux qui en sont adhérents et qui, même s’ils ne sont pas agriculteurs, connaissent les difficultés du monde agricole et y sont attentifs. Aujourd’hui nous avons donc là deux ambassadeurs favorables aux énergies renouvelables, les élus et les agriculteurs. Aujourd’hui nous sommes beaucoup plus enclins à travailler sur des projets de toitures photovoltaïques car il y a une consommation folle des terres agricoles donc il faut d’abord utiliser les bâtiments pour éviter tout écueil spéculatif. Certains agriculteurs sont revenus des projets au sol. Tout le monde veut gagner de l’argent et l’énergie peut y contribuer. Nous ne sommes pas là pour perdre de l’argent car nous fonctionnons avec de l’argent public mais nous ne sommes pas là pour spéculer non plus. Il faut donc que tout le monde s’y retrouve et que nous réduisions notre dépendance énergétique ».
Et les projets photovoltaïques sont en train de fleurir dans le département. « Il y a un an nous avions un projet, là nous en sommes à 24 ficelés, raccordés ou raccordables au réseau dont cinq bâtiments agricoles et nous en auront 15 de plus au mois de septembre. Nous sommes à 2,4 mégawatts de production et en septembre nous atteindrons les 20 mégawatts produits à l’année soit la consommation hors chauffage de plus de
16 000 Périgourdins. Le monde agricole va y prendre toute sa part et il n’y a pas de raison qu’il n’y ait pas de complément de revenu pour l’agriculteur car c’est aussi ça le but ».
Et pour Jean-Philippe Granger, ce que propose la SEM est un bon compromis. « Nous avons à la fois des gens qui ont envie d’un bâtiment et d’une toiture photovoltaïque mais n’en ont pas les moyens et d’autres qui ont les moyens de faire construire le bâtiment mais ne souhaitent pas investir dans le photovoltaïque. La SEM propose de construire le bâtiment et d’y installer le photovoltaïque et entre la 20e et la 30e année, l’agriculteur touche 10 % de la valeur de la production photovoltaïque ». Reste à charge de l’agriculteur le terrassement et le raccordement au réseau, mais cette partie fait l’objet de conseil et de négociations de la part de la SEM car le SDE qui en est à l’origine a une certaine expertise dans le domaine puisqu’il est propriétaire du réseau moyenne tension et est à même de ramener Enedis à des propositions de tarifs moins gourmandes. Toutes les démarches y compris notariales ou de demande de permis de construire sont faites par la SEM. Et Daniel Fenaud directeur de la SEM de préciser,
« nous travaillons uniquement avec des entreprises locales et avec les communautés de communes pour que le bâtiment soit architecturalement accepté. Nous allons d’ailleurs signer avec la communauté de communes du Ribéracois une convention pour que tous les bâtiments se ressemblent et que ça ne dénote pas dans le paysage car on a des promoteurs qui proposent tout et n’importe quoi. Nous avons donc standardisé les bâtiments pour une taille de 18x36 mètres soit 600 m² de toiture pour permettre une production maximale de 100 kw/h. En Dordogne nous avons environ 1 200 heures de soleil par an ce qui veut dire entre 120 et 123 000 kw par an et par toiture ». Et Philippe Ducène de conclure, « nous avons choisi des produits performants à des prix abordables pour qu’au bout des vingt ans l’agriculteur puisse s’y retrouver. On peut faire du service public tout en soutenant l’économie, ce n’est pas incompatible ».

30 ans et après ?
La SEM amortit en vingt ans le coût du batiment puis pendant dix ans l’agriculteur touche 10 % de la valeur de la production électrique. « Au bout de trente ans il y a trois options », explique Cindy Gerbout responsable commerciale de la SEM.
« Soit l’agriculteur ne veut plus des panneaux et nous les retirons et les recyclons. Soit il décide de les garder et de se charger de revendre l’électricité. Soit il repart sur un nouveau contrat avec nous avec de nouveaux panneaux photovoltaïques et il perçoit un loyer pour la location de sa toiture ».

Philippe Jolivet