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Finances publiques : chroniques d’une mort planifiée

Social

Hier, les agents des Finances publiques de la Dordogne étaient en grève à l’appel de l’intersyndicale CGT, CFDT, FO et Solidaires. Ils dénoncent une fois de plus la réforme de Gérald Darmanin.

Près de 80 personnes étaient réunies hier matin devant les Finances publiques de la Dordogne à Périgueux. Une action qui se déroulait alors qu’un comité technique local était convoqué.
« Un des points à l’ordre du jour de ce comité technique était le projet Darmanin dit de « géographie réinventée » qui prévoit ni plus ni moins que l’explosion du réseau des Finances publiques », explique Olivier Darrin de la CGT. « Le ministre et tous les directeurs locaux des Finances publiques et notamment le nôtre ont pour mission de faire adhérer les agents, la population et les élus à ce projet de restructuration. Si l’on en croit nos responsables politiques et nos hauts fonctionnaires, ce projet est un redéploiement du service public des Finances publiques sur tout le territoire et notamment en zones rurales. Dans les faits, ce « redéploiement » va se traduire effectivement par l’augmentation du nombre de points de contact dans le département. Sauf qu’en fait ces points de contacts seront organisés sur le modèle que l’on connaît aujourd’hui de Maison des services publics. Et nous ce que nous voyons, c’est qu’il n’y a plus d’agent de la DGFIP, des techniciens de nos métiers, qui seront au contact de la population. Ce que proposent les Maisons de services publics, c’est de faciliter la prise en main informatique par les usagers pour qu’ils finissent par se débrouiller seuls pour aller chercher des informations. ça va se traduire par la suppression d’un certain nombre de services de plein exercice et contrairement à ce qu’ils annoncent, ça aura des conséquences sur la qualité du service. Car les interlocuteurs que les usagers auront en face d’eux ne seront qu’une interface pour prendre rendez-vous avec notre administration car ils ne sont ni formés, ni habilités à donner des renseignements aux usagers ».
Un service dégradé
Et pour Olivier Darrin, « tout ceci est de la poudre aux yeux, il y a eu des précédents avec les permanences mises en place lorsque les trésoreries de proximité ont fermé, qui faute de moyens n’ont plus été fréquentées. Nos directions ont organisé une politique de permanences dans lesquelles nos collègues ne pouvaient rendre qu’un service public dégradé donc elles n’ont plus été fréquentées et se sont éteintes ce qui a permis de justifier leur suppression pure et simple. Nous sentons venir avec d’autres éléments de langage que c’est la même stratégie, la même tactique utilisée par nos employeurs : créer des structures avec un service public dégradé. Et on connaît déjà la fin, leur mort annoncée à moyen terme. Tout ça, c’est l’éloignement de l’usager de nos services ». Une méthode qui n’est pas sans rappeler les aménagements d’horaires de bureaux de Poste à des heures inadaptées aux besoins des usagers qui précèdent immanquablement la fermeture du bureau faute de fréquentation pour être remplacé par une agence postale dont le service est assuré par un agent de la collectivité.
« Il ne faut pas oublier que notre administration, ce n’est pas juste aller recouvrir l’impôt. Notre mission c’est aussi tenir les comptes des collectivités locales et leur prodiguer du conseil financier, tenir le fichier des propriétés privées (ancien service conservatoire des hypothèques devenu service de publicité foncière). C’est aussi tenir à jour le plan cadastral avec les parcelles. Ce qui permet de calculer la bonne base de tous les impôts locaux afin que chacun paie exactement ce qu’il doit. Et la crise des Gilets jaunes a mis à jour les problématiques environnementales et le manque de moyens organisé pour les Français. Les États se heurtent aussi à des évolutions dans l’organisation de contrôle et de vérification fiscale. Chaque année, ce sont 80 à 100 milliards d’euros pour la France qui s’échappent par manque de moyens car la fraude est de plus en plus complexe avec des montages de plus en plus élaborés et compliqués à mettre à jour. Et nous avons des États au sein de l’Union Européenne qui sont de véritables paradis fiscaux car ils ne jouent pas le jeu de la transparence et organisent un véritable dumping fiscal. Tout ceci se fait au détriment de l’énorme majorité des peuples, car sauf à être riche à millions on a tous besoin de mettre au pot commun via les impôts ou les cotisations sociales pour faire face à nos besoins en terme d’éducation, de santé, de sécurité etc ».
Philippe Jolivet

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