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Convention TER : la CGT cheminots tire la sonnette d’alarme

Social

Hier matin, la CGT cheminots menait une action devant la gare de Périgueux. Cette action avait deux buts. Tout d’abord inviter les cheminots à se mobiliser vendredi matin à l’occasion de la présentation de la nouvelle convention TER au Conseil régional. Mais aussi afin de demander aux élus de Périgueux, du Grand Périgueux ainsi qu’aux conseillers départementaux d’interpeller les élus régionaux de leurs groupes politiques à la région afin qu’ils refusent de voter cette convention en l’état. Et les cheminots n’ont pas été déçus puisque les élus ont brillé par leur absence. Si les cheminots sont inquiets de cette future convention, c’est tout d’abord « parce qu’il est prévu 35 millions d’euros d’économies par rapport à la dernière convention, ce que nous avons chiffré a 800 emplois qui seront supprimés aux guichets et sur les postes de contrôleurs. Et derrière les emplois on peut s’attendre à des fermetures de lignes même si aujourd’hui il n’y a aucune annonce officielle », explique Jérôme Jean, secrétaire départemental de la CGT cheminots. Deuxième point d’inquiétude pour les cheminots, la question de l’allotissement du réseau Nouvelle Aquitaine en cinq lots. « On sait d’ores et déjà qu’il est prévu que deux d’entre eux soient ouvrables à la concurrence même si on ne sait pas lesquels. Mais on sait très bien que l’ouverture à la concurrence ne réglera rien concernant les conditions de travail des cheminots, de trans-ports des usagers ou même les tarifs. A chaque ouverture à la concurrence le service ne s’est jamais amélioré et les usagers n’ont pas payé moins cher. Les seuls qui y gagneront ce sont les grands groupes comme Vinci, Bouygues ou Eiffage qui s’engouffreront dans ce marché avec leurs propres conventions collectives qui sont bien moins regardantes sur les conditions de sécurité. On voit ce qui s’est passé en Angleterre lors de la privatisation et ils en reviennent ».
D’autre part, alors que pas un jour ne passe sans que l’on parle des enjeux climatiques, « le ferroviaire fait partie des réponses à ces enjeux or on voit que tout est mis en œuvre pour que les cheminots ne puissent pas faire leur travail correctement et pour présenter la SNCF comme étant incapable d’assurer un service public afin de pouvoir dire : vivement l’ouverture à la concurrence ». Cependant les cheminots ne perdent pas espoir, « depuis la réforme de 2018 dont on commence à voir les conséquences, les choses bougent avec la constitution de collectifs régionaux réunissant des associations d’usagers mais aussi des groupes politiques qui vont porter des amendements à cette convention. Il existe un projet alternatif allant à l’encontre de la casse annoncée. On aimerait qu’un collectif d’urgence sur le développement et le maintien du ferroviaire voit le jour en Dordogne ». Cependant, l’absence des élus a été un coup dur pour les cheminots,  « on ne va pas en rester là mais c’est quand même gravissime de voir qu’aucun élu ne répond à no-tre invitation alors qu’on risque d’avoir d’ici la fin de l’année, une gare de l’ampleur de Périgueux qui se retrouve sans présence humaine, alors qu’il ne reste déjà plus que deux guichets ouverts de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 17 h environ. D’ici peu de temps, on va inaugurer un pôle multimodal. Mais qu’est ce que ça va symboliser ? Une passation de pouvoir du ferroviaire vers le bus ? Nous aurions bien aimé rencontrer des élus ce matin pour connaître leur positionnement vis à vis de toutes ces inquiétudes et surtout qu’ils interpellent leurs représentants à la Région ». Un sujet  au long cours qui sera l’objet du débat organisé le 25 mai dans le cadre du Festolérance et qui aura pour thème
« Réforme du ferroviaire, un an après où en est-on ? ».
Philippe Jolivet

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