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Mobilisation pour les Ateliers SNCF

Près d’une centaine de cheminots ont fait grève et ont manifesté hier matin pour défendre l’avenir du Technicentre du Toulon et l’emploi,  alors que se tenait une réunion à ce sujet en préfecture au cours de laquelle ont été annoncée des charges de travail jusqu’en 2022, mais également un recours aux intérimaires.

Fermetures de lignes, fermetures de gares, fermetures de guichets, réductions des horaires, transfert, menaces sur les contrôleurs, sur les roulants, les mauvaises nouvelles pleuvent actuellement à la SNCF. Et dans ce contexte morose que prédisaient les mobilisations du printemps, la Dordogne n’est pas épargnée, d’où la crainte des cheminots pour l’avenir des Ateliers du Toulon.
Pour que le Technicentre industriel de maintenance de Périgueux continue à avoir des charges de travail nécessaires à la poursuite de son activité, il faut qu’il y ait toujours des trains à circuler. CQFD. Sauf que cette logique ne va pas forcément de pair à l’heure actuelle à la SNCF au regard des décisions prises par la direction. D’où l’appel à la grève lancé hier par l’intersyndicale CGT, Unsa, CFDT et Sud des Ateliers SNCF de Périgueux alors que se tenait en préfecture une réunion du comité de suivi pour l’avenir du Technicentre. « Il faut maintenir la pression sur les élus et la direction », indique Jérôme Jean, le secrétaire de la CGT cheminots. 50 % des Ateliers de Périgueux étaient en grève et 56 % concernant ceux de Chamiers. Pourtant invités sur le piquet de grève dès 7 h du matin, pas un élu n’avait fait le déplacement, à l’exception notable du communiste Vianney Le Vacon. Pour les cheminots pourtant, face à une avalanche de mauvais coups, il y a urgence et la balle est dans le camp des politiques pour que cesse la casse de la SNCF. « L’Etat se désengage et l’avenir des petites lignes n’est pas assuré ». En Nouvelle-Aquitaine, où certaines d’entre elles ont déjà fermé, elles représentent 65 % du réseau. En Dordogne, c’est 100 % et la ligne Périgueux-Agen a du plomb dans l’aile. La succession de fermetures de guichets est également un motif d’inquiétude. A Périgueux par exemple, à compter du 1er janvier, ils seront fermés les dimanches et jours fériés, sans compter la réduction des horaires qui ne correspondent plus aux besoins des usagers. Comme à Thiviers où ils sont fermés à 16 h. « Moins de lignes, moins de trains, moins de guichets, c’est moins de travail pour les Ateliers », résume Jérôme Jean. « A ce rythme là, des territoires comme la Dordogne vont se re-trouver totalement isolés. Or, ce n’est pas comme cela que l’on va résoudre la problématique de la transition écologique ». Car sans trains, les Périgordins n’ont d’autre choix que la voiture ou le car.
Pour les cheminots, il y a à la fois urgence climatique et urgence économique et une nécessité de faire des investissements massifs (1,3 milliard en Nouvelle-Aquitaine), sur les réseaux. « La route, dans sa globalité, coût neuf fois plus cher que le ferroviaire ». Alors que les cheminots étaient réunis en gare de Périgueux pour une prise de parole, Pascal Villard, le directeur industriel du matériel à la SNCF, qui venait assister au comité de suivi, a été interpellé à la sortie d’un train. Il a notamment indiqué que le Technicentre bénéficierait d’une charge de travail sur les boggies, les sanitaires, et principalement sur la climatisation.
« Nous recruterons soit des cheminots, soit des gens déjà formés sur ce secteur », a-t-il précisé. Les cheminots ont rappelé que le Technicentre, en sous-effectifs, tourne actuellement avec 480 salariés et une quarantaine d’intérimaires « qui sont jetés au bout de 18 mois » et dont ils demandent l’embauche.
Sur les boggies, « les charges vont augmenter en 2020. Nous allons équiper le site en 2019 pour assurer cette montée en charge », souligne Pascal Villard, qui n’a pas caché une certaine « incertitude sur la reprise des voitures. La charge de travail liée au matériel remorqué reste jusqu’au 2022 avec la rénovation des voitures de nuit. Après 2022, tout dépend de  la charge sur la rénovation de grande série des TER en mi-vie. Ce matériel, appartient aux Régions. C’est à elles de décider à qui elle en confie la maintenance. Charge à nous de les convaincre que ça se fasse dans nos Technicentres. Les effectifs vont rester stables jusqu’en 2020 », promet Pascal Villard alors que les cheminots veulent des engagements écrits, notamment sur l’embauche des intérimaires.
Peine perdue, la direction est restée ferme sur cette question. Pour elle, il y aura recours à l’intérim dès lors qu’il y aura trop de charges pour le personnel des Ateliers. Prochaine journée de mobilisation le 14 décembre à l’appel de la confédération CGT.

Manifestation des cheminots pour la défense du Technicentre de Périgueux