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De nombreuses cérémonies pour célébrer le cessez le feu

Mémoire

Le 19 mars, de nombreuses cérémonies sont organisées dans le département par la Fnaca pour célébrer le cessez le feu en Algérie après huit ans de conflit. A cette occasion les anciens combattants font remonter leurs revendications.
La plus importante cérémonie se déroulera à 11 h au mémorial de Coursac où sont gravés les noms des 247 Périgourdins décédés durant le conflit. C’est sur ce mémorial qu’ont lieu toutes les cérémonies officielles depuis la loi du 6 décembre 2012 fixant la date officielle de célébration de la fin de la guerre en Algérie au 19 mars. A cette occasion sera lu l’ordre du jour du 19 mars 1962 du général Ailleret qui mettait fin aux combats entre l’armée Française et le Fln. Cette cérémonie se déroulera en présence de la préfète, du maire de la commune, de la représentante de l’Onac et du délégué militaire départemental le lieutenant-colonel Arnaud Dartencet. Ce dernier remettra à cette occasion la médaille militaire à Jean Cousinou de Prigonrieux, Jean Coustillas d’Excideuil, Claude Duday de Villamblard, Gilbert Ganarin de Creysse et Jean Groisillier des Eyzies tous anciens combattants en Algérie. « Cette médaille est remise aux sous-officiers et hommes de troupes ayant eu au minimum une citation durant la guerre d’Algérie », explique Jean- Pierre Kiefer, président départemental de la Fnaca.
Un message sera également lu au nom du collectif des anciens combattant composé de l’Ancac, l’Arac, la Fnaca et la Fopac. Cette cérémonie sera précédée à Périgueux par deux autres à 8 h 30 place du 19 mars rue Pierre de Coubertin et à 9 h 30 au monument qui se trouve devant la préfecture.
La Fnaca est également très engagée dans le devoir de mémoire comme l’explique Jean-Pierre Kiefer, « depuis une quinzaine d’années nous avons une exposition photo itinérante qui circule dans les lycées et les collèges du département et lorsqu’elle est présente dans un établissement, nous intervenons auprès des élèves pour raconter notre vécu en Algérie. Cette exposition de textes et de photos revient sur le conflit et même au delà depuis 1830 et le début de l’occupation Française. Dernièrement nous nous sommes rendus à la Mfr de Périgueux pour intervenir auprès des élèves de Terminale qui ont ce sujet au Bac. ça fonctionne très bien et les élèves se montrent très intéressés. Nous travaillons à la modernisation de cette exposition d’une trentaine de panneaux qui a fait l’objet d’un DVD, jusqu’ici il n’y avait que l’image, nous sommes donc en train d’y ajouter des commentaires ».

De fortes revendications

Comme chaque année, cette cérémonie est l’occasion pour les anciens combattants de faire remonter leurs revendications.
Tout d’abord, les anciens combattants demandent la suppression de la date du 5 décembre pour les cérémonies. « Cette date ne correspond à rien historiquement et prête à confusion. La guerre d’Algérie est la seule à avoir deux dates de commémoration », explique Jean-Pierre Kiefer qui précise que cette date avait été choisie par Jacques Chirac lors de l’inauguration du mémorial de Paris au quai Branly.
Les anciens combattants demandent depuis des années la réparation d’une injustice pour les veuves en demandant que leur soit attribuée de nouveau la demi-part fiscale de leur mari. « Chaque combattant, à l’âge de 74 ans, bénéficie d’une demi-part fiscale sur sa déclaration de revenus et jusqu’à présent les veuves avaient le droit d’en bénéficier au décès de leur mari mais depuis quatre ou cinq ans elles n’ont plus le droit d’en bénéficier que si leur mari en a bénéficié au moins une fois. Elle sont donc doublement pénalisées en perdant leur mari et en se voyant supprimer cette demi-part. Nous avions fait des requêtes auprès du président Hollande, mais désormais il nous faut tout reprendre à zéro ». Les anciens d’Algérie demandent aussi l’extension de l’attribution de la carte du combattant à ceux ayant séjourné en Algérie après le 2 juillet 62. « Il y a eu des militaires jusqu’en 1964 suite aux accords d’Évian qui prévoyaient que l’armée Française reste pour aider le nouveau gouvernement à maintenir l’ordre sur son territoire et pour rapatrier le matériel. Des militaires sont donc restés et environ 400 ont été tués après la fin du conflit. Il est donc normal que ces militaires  bénéficient de la carte du combattant au même titre que les Opexs qui se battent au Mali ou en
Afghanistan »,  conclut Jean-Pierre Kiefer.

Philippe Jolivet