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Quand le Département se transforme en Samaritaine

Le conseil départemental a voté hier son budget 2018, sans les voix de l’opposition. D’un montant de 497 millions, il est marqué par une hausse importante des dépenses sociales. L’investissement reste néanmoins soutenu.
Ce budget me fait penser à la Samaritaine : on y trouve de tout ». Cela a beau faire 36 ans (un record) qu’il use ses fonds de pantalon sur sa chaise au conseil départemental, Dominique Bousquet n’en a pas moins gardé une certaine candeur lorsqu’il s’agit de faire un trait d’humour. Pourtant en 36 ans et presque autant de budgets auxquels il s’est opposé, il pourrait faire preuve d’une certaine lassitude. Car inlasasblement, les sessions budgétaires se suivent et se ressemblent à tel point que même les élus de la majorité se laissent surprendre à l’image du président de groupe socialiste Henri Delâge qui annonce en toute fin d’intervention que son groupe votera « le budget 2016 (sic) ». Reste que le vote du budget du Département n’est qu’une pièce de théâtre en quelques actes où chaque rôle est bien défini : la majorité fait voter les politiques qu’elle a décidé, et l’opposition... s’oppose. Seule nouveauté cette année, il ne suffit que d’un mot magique pour la provoquer : Beynac. Et cela n’a pas manqué pour mettre le feu aux poudres à plusieurs reprises cette semaine. Et, avec l’augmentation de la fiscalité, le sujet de la déviation de Beynac est l’un des rares arguments qu’ont su trouver les deux groupes d’opposition pour expliquer qu’ils voteraient contre le budget.
« Sur 141 dossiers, il y en a seulement huit sur lesquels l’opposition s’est opposée ou abstenue, parfois partiellement », résume Germinal Peiro, tout sourire. « 133 ont été adoptés à l’unanimité », rajoute-t-il avant de remercier l’opposition pour son action constructive. « On doit une transparence totale à tous les citoyens du département ». Et cette transparence l’oblige à dire que le Département doit faire attention puisqu’il est contraint financièrement pour cause d’augmentation de plus de 13 millions des dépenses sociales. Ce qui ne l’empêche pas de remplir ses missions et même au-delà, avec l’aide aux communes. « Nous revendiquons notre rôle d’aménageur et de développeur du Département », affirme le leader communiste Jacques Auzou. « C’est de bon ton de dénigrer le Département, mais il joue son rôle d’amortisseur social. Et malgré le changement politique, on lui demande toujours d’assumer la solidarité territoriale ». Changement de politique ou pas, les rôles de chacun resteront toujours les mêmes.

Très cher SDIS
Après deux années de baisse, le Département fait repartir à la hausse sa participation financière au SDIS qui s’élèvera à 17,265 millions, soit 40 000 euros par jour ou 2 000 euros par heure. Serge Mérillou, qui le préside, en a profité pour fustiger certaines décisions des services de l’Etat comme une nouvelle norme pour l’habillement qui va obliger le SDIS à débourser 180 000 euros sur trois ans pour de nouvelles tenues « qui n’apportent rien en matière de sécurité ». Par ailleurs président du Grand Périgueux et représentant à ce titre un quart de la population du département, Jacques Auzou souhaiterait siéger à la table des financeurs du SDIS et qu’un nouveau centre de secours soit construit à l’Est. Pour Bergerac en revanche, bonne nouvelle, deux nouveaux centres verront le jour, mais le calendrier est encore imprécis.

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