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L’abattoir de Ribérac se relance

Dans une situation financière critique en 2014, l’abattoir municipal de Ribérac est aujourd’hui proche d’atteindre l’équilibre budgétaire. Grâce notamment à la création d’une société d’économie mixte et à la réalisation de deux gros investissements. Les volumes d’abattage progressent aussi dans un contexte difficile.

Au bord de la fermeture il y a trois ans, l’abattoir municipal de Ribérac est parvenu à inverser la tendance au prix de gros efforts et investissements. Et cela a payé puisque l’établissement, qui a prouvé sa nécessité sur le secteur, cherche à présent des pistes innovantes de développement.
Faute d’investissements suffisants menés au cours des dernières années, l’abattoir municipal, géré alors en direct, a bel et bien failli fermer ses portes. « Le tonnage avait plongé », rappelle Patrice Favard, le maire LR de Ribérac.
« Lorsque je suis arrivé à la tête de la commune en 2014, la question de la fermeture s’est posée. Au regard des finances, on aurait pu le faire. Mais l’établissement, ce ne sont pas que vingt emplois direct, c’est toute une économie et des emplois induits derrière. Il fallait donner une chance à cet abattoir », insiste l’édile. Mais avant cela, « il fallait restructurer juridiquement l’abattoir et lui donner une assise financière ».
Ce qui sera fait en juillet 2016 avec la création de la SEMOP, une société d’économie mixte à opération unique, qui est désormais chargée de la gestion de l’abattoir municipal. Cette société d’économie mixte est détenue à 55 % par la commune de  Ribérac et à 45 % par des actionnaires privés que sont les apporteurs tels que AVL, la SCA le Pré Vert, De Bregas, un groupement de bouchers, ou encore, dans le cadre du Pôle d’excellence rurale (PER) Cuir, le sellier de Nontron CWD et les Tanneries de Chamont. L’impact de la gestion de l’établissement de cette société d’économie mixte ne se fera pas attendre, puisque sur un chiffre d’affaires avoisinant le million d’euros, le second semestre 2016 s’achèvera sur un déficit de 70 000 euros, réduit à 10 000 euros à la fin du premier semestre 2017. « L’objectif est d’atteindre l’équilibre », insiste Patrice Favard.
Le tonnage de cet abattoir multi-espèces de catégorie 2 a, lui aussi, été relancé. Tombé à 2 200 tonnes par an en 2014, il est aujourd’hui à 2 400 tonnes pour une capacité maximum de 3 000 tonnes. Grâce à des apporteurs venus de Dordogne et des départements limitrophes, 120 tonnes supplémentaires ont été abattues en 2016 par rapport à l’année précédente. Cette année, l’activité se stabilise dans un contexte de baisse de la consommation de viande. Le tonnage est à ce jour en progression de dix tonnes supplémentaires par rapport à 2016.
La relance de la production au sein de l’abattoir de Ribérac, qui compte vingt salariés dont quatorze en production, s’explique notamment par les investissements réalisés. En mai 2015 a été ouverte une nouvelle bouverie, chargée d’accueillir les bêtes, avec une attention particulière apportée au bien-être animal. Tout a été fait pour qu’elles ne se blessent pas. Une entrée spécifique a été aménagée à l’arrière du bâtiment, et chaque bête est soumise à un contrôle visuel de santé et à une identification. Les animaux devant y passer la nuit avant abattage sont bercés par de la musique classique. L’investissement s’est élevé à 579 000 euros. L’autre gros investissement, moyennant une enveloppe de 305 000 euros, est l’aménagement d’un atelier de salage, en service depuis novembre 2016. Réfrigéré à 6°C, celui-ci permet de conserver les peaux une fois salées dans des conditions optimales. Huit jours pour les principaux clients et un mois pour les agriculteurs qui ont intégré le PER Cuir. « Il s’agit de valoriser le cinquième quartier », note Didier Vial, le directeur de l’établissement. L’abattoir ne touche que ses prestations : le salage et le stockage. D’autres investissements sont également menés sur la chaîne de production pour améliorer les conditions de travail des salariés et le bien-être animal.
Il ne s’agit pas là des seuls projets menés par l’abattoir de Ribérac puisque ce dernier cherche à recruter un salarié supplémentaire. D’abord en CDD, puis en CDI. Seul problème, la difficulté de recrutement car il n’existe aucune école pour former un abatteur de première transformation, quand un boucher effectue de la seconde ou troisième transformation.. D’où la réflexion actuellement menée par la municipalité et la direction de l’établissement pour faire de Ribérac un abattoir école. Mais c’est encore un projet.

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Abonné au journal l'ECHO papier et en tant qu'ancien directeur de l'abattoir de Ribérac je souhaiterais présenter une autre version de la situation de l'abattoir qui n'a jamais été en situation de fermeture et au qu'elle plus d'un million d’euros de travaux ont été réalisés sur les dix dernières années.
Je reste à votre disposition pour plus de renseignements si vous le souhaitez
duboisalain24@aol.com

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