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Sauvons la vallée contre-attaque

Le collectif Sauvons la Vallée Dordogne, dont l’un des membres est poursuivi en diffamation par le président du Conseil départemental Germinal Peiro pour des propos publiés sur internet, vient de rencontrer la préfète au sujet de la déviation de Beynac. Il réclame toujours un moratoire et menace de nouvelles actions.

Le torchon brûle une nouvelle fois entre le collectif Sauvons la Vallée de la Dordogne et le président du conseil départemental Germinal Peiro à propos du projet de la déviation de Beynac. A défaut d’en parler autour d’une table, chacun campe sur ses positions dans un dialogue de sourd remarquable.
On ne va plus se le cacher, les chances que Germinal Peiro, président du conseil départemental, et Michel André, membre du collectif Sauvons la Vallée Dordogne, pagaient dans le même canoë, sont infinitésimales. Et ce n’est pas le nouvel épisode sur la déviation de Beynac qui risque d’inverser la tendance. Non seulement Michel André est poursuivi en justice par le Département pour occupation illégale d’un terrain privé (la fameuse Zone à défense de février-mars 2017 à Feyrac), mais depuis fin octobre, Philippe D’Eaubonne, l’une des têtes du collectif, est lui aussi poursuivi, mais pour diffamation, par Germinal Peiro. En cause, des propos tenus sur Facebook en date du 23 juillet dernier qui vont lui valoir de se présenter devant le tribunal correctionnel de Périgueux le 17 janvier prochain pour une audience de consignation.
Bref, entre les deux camps que tout oppose sur la position prise sur le projet de déviation de Beynac, le torchon brûle. Et ce n’est pas la rencontre entre quatre membres du collectif et la préfète la semaine dernière qui est de nature à apaiser les esprits. Bien au contraire, tout en revendiquant un état d’esprit et des actions pacifiques, le collectif Sauvons la Vallée Dordogne va durcir le ton et menace de ne plus maîtriser la situation quand il s’agira de s’opposer aux travaux dont le début est toujours prévu à la fin de l’année, après l’avis de la commission d’enquête et celui du Coderst (Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques). Car si la préfète a bien réaffirmé au collectif qu’aucun travaux ne pourrait débuter avant qu’elle n’ait pris une décision sur l’autorisation ou non du projet, elle n’a, en revanche aucun pouvoir d’imposer au porteur du projet un moratoire, ce que lui seul peut faire.
Par la voix de Michel André, par ailleurs président de la Sepanso, le collectif dénonce un certain nom-bre d’intimidations et de « violences » dont il est victime de la part du Département. Michel André va même jusqu’à parler de « cabale » à son encontre, sans désigner précisement les responsables. Le collectif prévient que s’il n’obtient pas de concertation et de rendez-vous pour discuter de solutions alternatives au contournement, il lâchera les chevaux. Tout du moins, il ne s’opposera pas à ce qu’interviennent des zadistes professionnels, insistant bien sur ce que cela avait eu comme conséquence à Sivens. L’artillerie lourde, le collectif la sort aussi quant au ton employé à l’encontre du porteur du projet, n’hésitant pas à parler de « méthodes mafieuses », voire à accuser Germinal Peiro d’avoir usurpé le titre de député, ce qu’il n’était plus, en aborant l’écharpe tricolore à l’occasion du rassemblement des pro contournement le 3 septembre dernier à Vézac. « S’il est capable de tricher sur ça, pourquoi ne tricherait-il pas sur le reste ? Est ce que l’illégalité deviendrait la légalité en Dordogne », note le collectif qui indique avoir saisi son avocat et écrit aux ministres de l’Intérieur et de la Justice, ainsi qu’au président du Parlement François de Rugy. De son côté, le Département rappelle que Germinal Peiro est député honoraire, et qu’il n’a pas usurpé ce titre. Une réponse plus précise aux nouvelles attaques du collectif est également attendue.

Diffamation encore
Philippe d’Eaubonne n’est pas le seul que Germinal Peiro poursuit en diffamation. Lundi prochain doivent comparaître devant le tribunal correctionnel de Périgueux le criminologue du Bugue Jean-Pierre Bouchard et le directeur général de Sud-Ouest Patrick Venries en sa qualité de directeur de publication du site internet de nos confrères. Sont incriminés des propos écrits par Jean-Pierre Bouchard sous le pseudonyme Paisible en date du 22 avril 2016 dans un commentaire au bas d’un article consacré au restaurant administratif. L’audience de lundi ne devrait pas examiner l’affaire sur le fond.

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