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La gendarmerie au numérique

Plus de 400 gendarmes du groupement de la Dordogne sont en train d’être équipés en smartphones individuels dotés d’applications spécifiques grâce auxquelles ils vont pouvoir amener leur bureau n’importe où sur le terrain et avoir davantage d’efficacité. Les contrevenants sont prévenus.

NéOGEND, c’est le nom du nouvel équipement numérique opérationnel de police nationale actuellement en déploiement sur le département auprès de quelque 400 militaires de la gendarmerie. Une petite révolution numérique qui est en train de bouleverser les pratiques sur le terrain.
Se faire arrêter après un excès de vitesse par un gendarme, dans la foulée, se faire dresser une contravention électronique via le smartphone du militaire et reconnaître sa faute en signant le PV avec le doigt... Non, il ne s’agit pas d’un nouveau scénario issu d’un film de science fiction, mais bien d’une réalité en Dordogne depuis quelques semaines. Après deux ans d’expérimentation dans le Nord-Pas-de-Calais et en Bourgogne, NéOGEND, le nouvel équipement numérique opérationnel de police nationale, un smartphone spécifique, est en train d’être déployé sur le département. D’ici un mois et demi, 434 gendarmes sur les 585 du département seront dotés d’un smartphone individuel et 17 nouvelles tablettes numériques (en plus des 50 déjà déployées depuis 2016) seront distribuées dans les brigades. Auparavant, chacun aura suivi une formation individuelle de deux heures.
Il s’agit là d’une petite révolution, car jusqu’à présent, les compagnies ne disposaient que d’une seule tablette. Développée par la gendarmerie, ces outils numériques visent à faciliter le travail des militaires sur le terrain en s’appuyant sur la couverture de téléphonie mobile d’Orange, il est vrai parfois déficiente en Dordogne.
Concrètement, les smartphones permettent, non seulement de téléphoner, mais égalemetn de scanner des titres sécurisés comme des permis de conduire et de détecter les faux. Par exemple, si un conducteur interpellé a subi des retraits de points sur son permis par le passé ou s’il a été suspendu, le gendarme pourra le savoir rien qu’en consultant son smartphone. « Cela nous permet de voir si nous avons à faire à un délinquant
d’habitude ou non. Et éventuellement d’adapter notre réponse à l’infraction », indique le colonel Lionel Nicot, le commandant du groupement de gendarmerie de la Dordogne. Pour les militaires, le gain de temps est indéniable, sauf en cas de zone blanche où ils doivent utiliser leur radio comme auparavant. Une autre application permet aux gendarmes d’identifier les véhicules en circulation, sans devoir s’arrêter et de vérifier, le cas échéant, si le véhicule est recherché ou en infraction. Une application différente permet quant à elle de consulter la base des personnes recherchées. Une autre encore permet de consulter la base des objets volés. « Si par exemple nous découvrons dans un coffre quinze tronçonneuses, rien qu’avec le numéro de série de l’appareil on peut savoir s’il a été déclaré volé. A condition que son propriétaire ait conservé le numéro de série », souligne le colonel Nicot. Il y a également l’application qui permet de voir en temps réel sur une carte tous les effectifs de gendarmerie roulant sur le terrain de manière à pouvoir les coordonner en cas de besoin comme par exemple un fuyard.
Un module permet quant à lui de faire remonter des informations du terrain, un autre encore permet de rentrer des données du terrain et de les télécharger ensuite sur l’ordinateur du bureau. L’autre grande nouveauté reste l’arme anti-contrevenant : le PVE, c’est-à-dire le procès verbal électronique. « Toute infraction commise sur la route et passible d’une amende forfaitaire peut être verbalisable avec le smartphone », note encore le colonel Nicot. PVE qui est ensuite envoyé directement au centre de traitement de Rennes qui se charge ensuite d’adresser l’amende sur papier. Ces smartphones et tablettes sont entièrement sécurisés. Pour les activer, il faut un code de validation personnel. Au bout de trois échecs, l’appareil n’est plus accessible. Il peut également être verrouillé à distance. Bref, avec cet outil, le gendarme devient très numérique, mais cela n’empêche pas l’humain. A cet effet, les formations aux premiers secours et au sauvetage en intervention se multiplient.

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