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Des signes timides de reprise dans l’économie périgordine

La 74e édition de la foire expo de Périgueux s’est ouverte samedi. Son inauguration marque la traditionnelle rentrée politique et économique du département. Elle est marquée par la reprise économique et les remous de la loi travail.
Le nuage noir de la crise serait-il en train de s’éloigner de l’économie périgordine ? Tout porte à le croire, estime Christophe Fauvel, le président de la CCI qui va jusqu’à voir souffler un « vent d’optimisme plus fort que ces dernières années. Après un temps timide et un contexte économique pas florissant, la reprise est au rendez-vous », se réjouit-il. Petit bémol toutefois, reprise il y a, mais « elle est encore fragile ». D’où la nécessité de l’accompagner.
Mais c’est sur la méthode que s’affrontent les philosophies. Pour le président de la CCI, par ailleurs président régional du Medef, cet accompagnement passe obligatoirement par la réforme du code du travail et ses ordonnances « attendues par les chefs d’entreprise ». Une attente annoncée qui étonne Jacques Auzou, le président du Grand Périgueux, qui cherche encore à savoir s’il est un cynique ou un fainéant vu qu’il combat la nouvelle loi travail, et qui a entendu un tout autre son de cloche de la part des chefs d’entreprise : « ils demandent du personnel qualifié, pas un nouveau code du travail. Les miracles n’existent pas ». Mais il estime qu’il faut réévaluer le schéma de la formation.
Un point sur lequel est d’accord Christophe Fauvel qui rappelle qu’en Dordogne, « une entreprise sur trois a embauché depuis le début de l’année, mais beaucoup d’entre elles n’arrivent pas à recruter ». Que ce soit dans le BTP, l’hôtellerie restauration, l’industrie, mais également dans le tertiaire. « Cela ne concerne pas que des métiers pénibles, mais on ne trouve pas les personnes à mettre en formation ». Selon ses chiffres, 30 % des emplois en apprentissage ne sont pas pourvus sur le département, dans un contexte de chômage de masse et où près de
5 000 jeunes Périgordins de moins de 26 ans seraient sans emploi. L’apprentissage, une piste à creuser pour accompagner la relance économique, s’accordent à dire les acteurs politiques du département. Mais ce ne sera pas la seule piste. « J’espère que les collectivités pourront continuer à le faire », lâche Jacques Auzou, qui craint néanmoins qu’elles soient de nouveau attaquées dans leur fonctionnement pour cause de la sacro-sainte réduction des déficits publics.
E.C.

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