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Les invendus sauvés de la destruction

Politique

C’était en 2011,  Evolis 23 s’appelait encore le Siers... et le Siers s’interrogeait sur le traitement des déchets textiles. Ce qui interrogeait, en 2011, les responsables du réseau Relais (1) c’était le gros vide au milieu de la carte de France de leurs implantations... Tout s’enchaîne alors, la rencontre, la période d’expérimentation accueillie au sein du Siers, l’émancipation, les projets toujours... Un développement encouragé par la secrétaire d'État à la Transition écologique, Brune Poirson, hier, de passage sur le site.
Il est loin le temps où le Relais 23 se résumait a de simples containers ici et là en Creuse. Actuellement, il y en a quelque 800, dispatchés sur 8 départements, d’où proviennent à l’année 110.000 tonnes de vêtements, linges et autres pompes. Il est loin le temps où le Relais 23 employait quatre personnes seulement. L’effectif de 18 employés actuellement, pourraient être porté à la centaine, à raison de deux tranches de quarante embauches, dans les cinq ans à venir : le Relais 23 développe un projet de centre de tri textile sur place... sous condition de réunir le million d’euros d’investissement nécessaire.
« Pour moi, c’est important d’être ici, c’est l’entreprise de demain », souligne Brune Poirson, secrétaire d'État à la Transition écologique,  venue en Creuse faire le service après-vente de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire. « C’est aussi un objectif de la loi que de voir se développer des industries vertueuses pour la planète : il ne faut pas oublier que le textile et le deuxième secteur industriel le plus polluant. Et puis le Relai 23 est une entreprise vertueuse aussi par sa manière de fonctionner : c’est de l’emploi en insertion, c’est du local, non-délocalisable. »
Présenté au conseil des ministres le 10 juillet, le projet de loi prévoit de stopper le gaspillage pour la préservation des ressources et l'amélioration de la collecte des déchêts dans la lutte contre les dépôts sauvages. Entre autres actions, l'interdiction de la destruction des textiles invendus à savoir 49M€ de produits textiles détruits par an. « Ça va provoquer un afflux vers les structures comme le Relais, il s’agit donc de leur donner les moyens », précise Brune Poirson... Un soutien qui se traduirait plus pour l’heure par une levée de freins niveau réglementation qu’une levée de fonds...

(1) Membre d’Emmaüs France et de l’Inter Réseaux de la Fibre Solidaire (IRFS), le Relais est un réseau d’entreprises qui agit depuis 30 ans pour l’insertion de personnes en situation d’exclusion, par la création d’emplois durables.

Ecologie : le changement de mentalités, c’est maintenant... ou pas

À la manière des cloches qui laissent dans leur sillage des œufs, on a encouragé, et ce jusqu’en 2015, les agriculteurs à utiliser pour tenir les bâches sur les tas d’ensilage des vieux pneus, dont l’érosion libère des microplastique qu’on retrouve dans la nature... et dans l’estomac des vaches. Aux dernières estimations, en 2016, 2,3 millions de pneus dans la nature... une chasse au pneu qui devrait durer plus qu’un jour...
Deuxième temps de la visite, la secrétaire d’État se rendait à Aulon, au lieu-dit Les Moreaux, sur l’exploitation du député Moreau pour signer la charte d’engagement sur la filière des pneus. Depuis 2015, les agriculteurs, s’ils peuvent, pour maintenir les bâches d’ensilage, continuer à utiliser les pneus dont ils disposent mais seulement ceux en stock, ils ont interdiction de se réapprovisionner. Il s’agit à présent d’accélérer le recyclage et la réduction des impacts environnementaux.
« Le premier objectif, sera d’identifier le nombre de pneus et de savoir où ils sont », détaille la secrétaire d’État. « Ensuite, il s’agira d’aller les chercher. Aller dans chaque exploitation les récupérer ou les réunir par biais des coopératives, tout ça n’est pas encore déterminé mais ce devrait l’être assez vite. » La revalorisation sera essentiellement énergétique. Les pneus, à incinérer, sont présentés comme une alternative au charbon faite au sein des cimenteries.
« L’objectif est de rentrer dans l’écologie du XXIe siècle, chercher les déchets là où ils sont, changer les habitudes », indique Brune Poirson qui, invitée à lever le verre de l’amitié, chez le père du député,  a démontré à quel point ça pouvait être dur : les six véhicules du convoi se sont mis en branle pour parcourir 500 mètres.

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