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Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin le réservoir casse

Sécheresse

Une petite fuite plus une petite fuite, plus une panne et une alarme qui ne fonctionne pas... c’est finalement une goutte d’eau qui a fait tarir jeudi et vendredi les robinets d’une dizaine de communes du bassin de Gouzon. Tout un processus qu’expliquait samedi Yves de Saint Vaury, président du syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable du bassin de Gouzon, lors d’une réunion à destination des élus du secteur. Des explications suivies d’une alerte : si la situation s’est améliorée, une nouvelle goutte d’eau pourrait à n’importe quel moment avoir des conséquences désastreuses.
Les emmerdes, comme dirait l’autre, ça vole toujours en escadrille. Depuis un mois et demi, le réservoir de Ventenat n’est pas à plein. Alors même que la consommation d’eau augmente, les agents de Suez intervenaient encore à huit reprises sur des fuites la semaine dernière... Période qui a vu une pompe située en Allier  tomber en panne : le secteur de Gouzon qui fonctionne en interconnexion est privé d’eau pendant 3 jours, à l’issue desquels le problème est réglé (1). Pour rattraper le retard et anticiper les problèmes, Suez augmente le débit. La pression fait éclater une grosse canalisation. Peu après c’est une pompe de forage qui cesse de fonctionner, avant que ne se mettent à l’arrêt des pompes à Varennes... L’alarme ne fonctionne pas. Et jeudi matin, le réservoir est quasi vide.
Depuis, la situation s’est améliorée : « pour le principal réservoir, on est remonté d'un niveau de un mètre à 2,80m ce samedi », indique Yves de Saint Vaury. Ce qui, loin des 4m de niveau maximum, reste peu : une nouvelle canicule, comme celle qui semble se dessiner, une pompe qui lâche, une nouvelle canalisation qui éclate, une intervention des pompiers et la situation se reproduit... Et cette fois, la gymnastique entre les réservoirs et les rotations de camion, considérées par Yves de Saint Vaury comme du «bricolage» -pas d’effet conséquent, un coût-, ne suffiront pas.
« On envisage -envisage, rien n’est acquis tant qu’on a pas le feu vert de l’ARS-, de mettre temporairement en service le forage de Jaillat en dilution, car il y a des questions de radioactivité. L’ARS a dit non dans un premier temps, puis laissé entendre que ce serait possible selon le résultat des analyses faites dans la foulée », explique Yves de Saint Vaury (2). Une autre piste, plus durable, a été évoquée par le SIAEP. Tout comme le forage de Jaillat avait été étudié, suite à la canicule de 2003, le rapprochement avec un gros syndicat de l’Allier à même de fournir 6.000m3 par jour vers la Creuse.
Piste coupée par le veto de l’agence de l’eau, sollicitée pour des aides : pas de coup de pouce tant que le schéma départemental de l’eau ne serait pas sorti... ce qu’il devrait faire en fin d’année.
« Il faut qu'on réalise en urgence ces travaux » souligne Yves de Saint Vaury « La consommation a augmenté tous les ans, le nombre d’abonnés aussi et l’interconnexion mise en place en 2012-2013 ne suffit plus. »

(1) Plus ou moins, la situation perdurait samedi encore dans les bourgs de Bornet et La Motte, à Bord-Saint-Georges, touchés depuis 10 jours. Certaines communes ont quant à elles retrouvé de l’eau mais à un débit limité.
(2) Suite à la canicule de 2003 et une situation de crise déjà, à l’époque, le syndicat avait lancé des recherches au niveau des eaux souterraines.   La perspective de 400m3, qui s’était fait jour avec la nappe découverte, s’est envolée avec le carton rouge de l’ARS.
Le taux de radioactivité naturelle de l’eau de Jaillat dépasse les normes.

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