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18:06 Merci bien, hein ! Tout le monde en nervous breakdown.
17:59 Bonjour huber
15:46 Ca risque pas de s'arranger avec une uberisation du travail.

Choix de vie, choix de mort

ADMD

Alors que l’arrêt des soins commençait hier pour Vincent Lambert, les mem-bres de l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) continuent de se battre pour une loi plus satisfaisante. Jonathan Denis, le secrétaire général était présent à la réunion.
« L’objectif est d’expliquer pourquoi on continue de réclamer une loi pour le droit de mourir dans la dignité », explique Geneviève Plaze, déléguée suppléante pour le département de la Creuse de l’ADMD, qui a rejoint la déléguée Haute-Vienne et Creuse il y a un an (1). Le droit à une mort « douce », sans souffrance, une mort choisie en toute liberté « ce n’est pas aux médecins de choisir pour nous, ma vie elle m’appartient et je voudrais en faire ce que je veux », assure Geneviève Plaze.
L’ancienne infirmière a fait de ce combat le sien, car « c’est inadmissible de voir dans quelles conditions les gens meurent en France ». Fascinée depuis toujours par le mystère de la mort, elle a « tellement vu de souffrance et de malades partir dans des conditions épouvantables que c’est difficilement supportable ». Formée aux soins palliatifs et aux soins liés à la mort (le toucher, la communication, l’aide aux famille, l’écoute et surtout le respect), Geneviève n’avait pas choisi son métier au hasard, mais par passion.
« J’aime l’être humain, j’aime la vie, c’est peut-être pour ça que je m’occupe de la mort », sourit Geneviève qui, après avoir pris sa retraite il y a vingt ans, a adhéré au bureau national de la crémation avant de s’engager pour l’ADMD. Comme beaucoup, elle a vu partir des gens de sa famille « dans des conditions à peine acceptables, et d’autres qui sont tombés sur des médecins humains ».
Un médecin humain, c’est aussi ce qui a fait franchir la porte de l’ADMD à Jonathan Denis, secrétaire général depuis octobre dernier. Auparavant responsable des « jeunes » de l’ADMD (les 18-35 ans) ; avec lesquels il sillonnait la France tous les mois de juillet pour l’ADMD Tour, sensibilisé à la question par l’affaire Vincent Humbert, qui avait son âge à l’époque, et convaincu depuis la mort de son père...
« J’ai accompagné mon père, qui avait un cancer généralisé, il avait décidé de choisir le moment où les choses s’arrêteraient... Il a pris des médicaments pour partir et est tombé dans le coma. J’ai eu la chance de connaître le bon médecin, humaniste, compatissant, compréhensif, qui a proposé de l’aider à partir plus vite », raconte le jeune homme.
Interloqué qu’il faille « connaître le bon médecin pour que tout le monde puisse être respecté dans son choix », Jonathan Denis parcourt aujourd’hui la France pour dénoncer l’acharnement thérapeutique et surtout les « insuffisances et l’hypocrisie de la loi actuelle ». Il espère récolter des témoignages ici et là « pour faire avancer le débat et avoir une loi pour les libertés de demain ». Promulguant le respect avant tout, Jonathan Denis assume : « Je ne viens pas en militant acharné, mais à un moment donné le patient doit pouvoir faire respecter ses décisions ».

(1) L’ADMD de la Creuse a été regroupée il y a 5 ans avec l’ADMD87, et Nicole Labarre est la déléguée pour les deux départements, qui comptent 109 adhérents pour la Creuse et 650 pour la Haute-Vienne. Toutes les actions sont communes.

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