De tube en tube, la fibre fait son nid

Communication

Le Grand Guéret toujours au régime sans fibre ? Plus tout à fait. Selon l’opérateur Orange, chargé de son déploiement sur l’agglomération du Grand Guéret, sur le dossier depuis 2016, tout devrait être raccordé à la fin de l’année 2020. Bientôt, la possibilité -technique du moins- de tout faire en un clin d’œil au travers d’une technologie épaisse comme un cil.
La fibre, c’est un cœur de 10µm dans une gaine de 125µm à l’intérieur d’une protection de 230µm. Un empilement de couches destiné à protéger le tube de verre initiale autant qu’à le rendre souple : la fibre plie mais ne rompt pas. Le signal lumineux file et ne coupe pas. « C’est l’énorme avantage de la fibre : le débit est le même quelle que soit la position sur le réseau, tout le monde sur un pied d’égalité », explique Franck Aupetit, délégué régional Orange Nouvelle-Aquitaine. « La fibre qu’il y ait 10 km ou 100 m à parcourir, c’est la même chose. C’est pas le cas avec le cuivre ». À l’arrivée, pas de ralentissement non plus, les membres quel que soit le nombre d’appareils connectés en même temps à l’intérieur du même foyer et les télétravailleurs ont peu de chances de se retrouver au chômage technique. « On voit vraiment les apports dans l’usage courant » Tout le truc est maintenant d’apporter la fibre dans les logement.
Sur la com d’agglo, le circuit part du nœud de raccord optique Orange -« le NRO c’est le cœur, ce qui donne le jus »-, sur lequel d’autres opérateurs peuvent se colocaliser. Une même salle, chacun ses équipements. De là chacun son chemin jusqu’au point de mutualisation, une armoire de 1,50 m sur 1,50 m à partir de laquelle il n’y a plus qu’un seul réseau pour toutes les opérations jusqu’au point de branchement, en général, un appui Enedis, l’avant-dernière étape. La toute dernière étant à l’intérieur des murs du particulier : le point de terminaison optique, un léger boîtier à peine plus gros qu’une prise électrique en règle générale, qu’installent les fournisseurs.
Un circuit, qui généralement, n’est plus à faire : le déploiement utilise le réseau existant, tubes quand il y en a, aérien pour le reste (1). « La fibre est insensible à l’humidité et l’électro-magnétisme. L’orage la fibre s’en fout », commente Franck Aupetit qui précise toutefois qu’un bout de tranchée peut être creusé si les tubes ont été écrasés. Ce qui constitue le principal obstacle à un déploiement terminé en 2020.
Sur Guéret et les 10.303 logements répertoriés, 2.273 sont éligibles, à savoir que le client peut appeler le fournisseur et être raccordé chez eux aussitôt ou presque. Ce chiffre devrait arriver à 5.000 à la fin de l’année (2). « On progresse en tâche d’huile en partant de Guéret et en s’écartant. Une fois qu’on aura bien avancé sur Guéret, le reste ira très vite. »
Et le déploiement peut aller très vite. Aussi, Orange a mis à disposition, pour les particuliers, un outil permettant d’en vérifier l’état d’avancement sur https://reseaux.orange.fr/cartes-de-couverture/fibre-optique. Une saisie d’adresse permet de savoir si la fibre est présente dans le quartier, encore loin... ou déjà là. Dans ce dernier cas, il suffit aux intéressés d’appeller le fournisseur d’accès internet de leur choix.
(1) Créer une infrastructure coûte dix fois plus cher.
(2) La fibre est arrivée (de manière plus ou moins opérationnelle) aussi à Saint-Laurent,  Ajain, Saint-Fiel, Saint-Sulpice-le-Guéretois et Sainte-Feyre. Elle devrait en 2019 pointer le bout de son signal à Gartempe, Montaigut-le-Blanc, Saint-Sylvain-Montaigut et Saint-Vaury.

Hansa Wattanawongsiri