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Un premier bilan "sans concession"

Préfète de la Creuse

En fonction depuis le 4 juin, la nouvelle préfète de la Creuse Magali Debatte fait un bilan «sans concession» de ces premières semaines en Creuse avec le  Plan particulier pour la Creuse mais aussi le «défi migratoire»  ou encore les 80 km/h.
Si elle a rappelé le contexte dans lequel elle est arrivée en Creuse, le plan particulier pour la Creuse (PPC) lancé après la catastrophe  industrielle de GM&S Industry et le licenciement de 156 salariés sur les 276 et rappelé les cinq priorités de l’Etat, elle a abordé l’actualité  et notamment la situation de Nordeen  Essak, réfugié soudanais renvoyé en Italie (voir nos éditions précédentes). Pour elle le déploiement en force des gendarmes à Felletin lundi soir lors de la convocation du jeune homme à la gendarmerie était lié au nombre de manifestants et à «leur véhémence. En face de nous, il y avait un groupe organisé pour bloquer la gendarmerie», note-t-elle ajoutant que ce n’était pas pour la plupart des habitants de Faux-la-Montagne. Quand on lui indique que la demande d’asile de Nordeen Essak a été faite en France et non en Italie, elle réfute et  martèle que la première demande a été faite en Italie. Elle aurait pu utiliser son pouvoir discrétionnaire comme ont pu le faire d’autres préfets, «il s’était soustrait une première fois», souligne-t-elle. Elle répond de la même façon à la question d’attendre les deux jours pour qu’il puisse faire sa demande d’asile en France et qui plus est, elle rajoute que le délai s’allonge. Pour elle, personne n’a intérêt à atten-dre la fin du délai. En tout cas, elle assure que ce ne sera pas «la politique de l’Etat» et que «l’Etat ne faiblira pas sur les OQTF (obligations de quitter le territoire français, ndlr)». Sur 500 titres de séjours délivrés en Creuse, 1 ou 2 % d’étrangers seraient en situation  irrégulière. Elle souligne que ce Soudanais pourra revenir en Creuse. Quant aux mineurs concernés par ces OQTF, ils ne le sont pas directement «on ne prend pas d’OQTF contre les mineurs mais uniquement contre les majeurs»,  précise la préfète qui ajoute qu’il peut donc entre-temps il y a avoir des enfants, «cela représente 10 % des OQTF», poursuit-elle.  
A la questions des mineurs non accompagnés dont la prise en charge  est assurée par le Conseil départemental, de nouvelles dispositions  devraient rentrer en ligne de compte mais elle n’en sait pas plus sur l’appui de l’Etat.
Sur le PPC qui est un des objectifs de sa mission, elle a été surprise par «un manque cruel de structuration, de vision stratégique» de la part des élus. Citant les recherches de Christophe Moreigne sur la catastrophe de VelSout’ en 1992, «c’est la même chose, confie-t-elle. La Creuse, on a l’impression qu’elle est passée à côté de l’évolution». Elle  parle notamment de l’urbanisme, seules 14 % des communes en ont «c’est terrifiant».  «Ce qui nous interpelle  c’est l’absence de polarisation. Pour organiser, rendre efficace, il faut polariser», complète Philippe Ramon, directeur du PPC. «On ne se résout pas à ce constat», admet la préfète qui veut arriver à une réflexion notamment sur les 7 intercommunalités. Mais pour prendre des compétences, il faut des moyens ?  «Tout est question de priorité», rétorque-t-elle. Pour Magali Debatte, il faut profiter du PPC mais aussi du timing, des prochaines élections municipales, par exemple pour fusionner. «Nous ce que l’on souhaite ce sont des projets structurants», résume Olivier Maurel, secrétaire de la préfecture.  Des courriers  vont être envoyés dans ce sens aux présidents des intercommunalités et au Conseil départemental.
Côté sécurité, si elle attend de voir le nombre d’accidents baisser grâce au passage à 80 km/h pour lequel elle invite les Creusois à mettre leur régulateur, en ce qui concerne la sécurité des personnes, elle note que la Creuse est «tout autant concernée» voire plus que les autres par le terrorisme. Il y a des fichés S et la préfecture surveille aussi «quelques phénomènes notamment sur le Plateau». Elle évoque sans détour l’ultragauche.  
Sur la ferme de Saint-Martial,   l’enquête est toujours en cours. Sur l’aide à l’installation des médecins, elle a relayé le message des maires mais elle craint que cela ne soit pas possible sur la Creuse en totalité.  «On va se creuser la tête pour trouver d’autres moyens», annonce-t-elle. Quant à la Scène nationale pour laquelle elle rappelle le montant, le haut niveau de subventionnement à hauteur de celle de Calais, elle parle d’une «polémique, soyons fiers d’avoir une Scène nationale à Aubusson». Mais l’Etat ne posera pas plus sur la table.