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Le jeune Nordeen expulsé malgré ses nombreux soutiens

Felletin

Elle aurait pu sauver une vie, ou au moins éviter qu’elle ne soit de nouveau brisée. Elle seule avait ce pouvoir, mais elle a choisi d’appliquer la loi, sans se soucier des vies humaines qu’il y avait derrière, sans se soucier de savoir qui est le jeune Nordeen qu’elle s’est dépêchée de faire renvoyer en Italie à deux jours seulement du délai qui lui aurait permis de faire sa demande ici...
La préfète de la Creuse Magali Debatte n’a pas répondu à l’appel des habitants de Faux-la-Montagne de faire preuve d’humanité. Ils s’étaient rassemblé en nombre lundi après-midi devant la gendarmerie de Felletin pour exprimer leur soutien à Nordeen, jeune soudanais qu’ils accueillent dans leur commune depuis huit mois, et étaient prêts à camper là pour débloquer la situation et empêcher l’expulsion de Nordeen Essak, 21 ans (voir notre édition d’hier).
Sur les coups de 20h30 lundi soir, les gendarmes rejoints par une dizaine de voiture de police ont commencé à expulser les manifestants réunis devant leurs locaux, qui bloquaient l’accès non pour empêcher les interventions mais pour ne pas laisser partir Nordeen. «Plus de cinquante représentants des forces de l’ordre étaient réunis, ils ont gazés les anciens et les jeunes, il y avait des enfants», raconte l’un des habitants présents.
Les versions divergent sur l’utilisation des gaz lacrymogènes, la préfète indiquant qu’ils ont été utilisés dans le but de se défendre, mais l’action s’étant déroulée très vite, impossible de savoir qui a vraiment commencé, la dizaine de minutes d’affrontements étant très violente... «les manifestants était réunis de façon pacifique, ils se préparaient un casse-croûte, l’ambiance était bon enfant, raconte Marc Bourgeois, qui héberge Nordeen depuis huit mois. Et puis ça s’est passé très vite, je ne sais pas qui a commencé mais des gaz lacrymos ont été utilisés et des bouteilles lancées sur les gendarmes, c’était très violent».
Un affrontement violent qui aura permis aux gendarmes de sortir Nordeen, «il s’est fait traîner derrière et ils ont coupé leur propre grillage pour le faire disparaître», explique Marc Bourgeois, encore sous le choc de ce qu’il a vu. Deux manifestants se sont fait interpelés, le premier pour avoir filmé et relâché très rapidement sans aucune charge, le second, Michel Lulek, porte-parole du collectifs
d’habitants, n’est ressorti qu’à 23h30, avec une notification de violence sur agent détenteur de l’autorité publique : «Il aurait bousculé une agent qui aurait reculé de trois pas, c’est ce qui justifie son arrestation», note, désabusé, l’un des habitants. à la sortie de Michel Lulek, les habitants se sont dispersés aux alentours de minuit.
Quant à Nordeen, arrivé lundi soir dans un centre de rétention près de l’aéroport de Roissy, il a pris l’avion hier matin pour arriver à Naples aujourd’hui, le jour où il aurait pu légalement faire sa demande d’asile en France, où il a commencé à se reconstruire une vie et où il s’est trouvé une nouvelle famille. «C’est un second exil qu’on lui fait subir, c’est une situation odieuse et inacceptable. Toutes les conditions étaient réunies pour que son intégration se passe bien», enrage Marc Bourgeois.
«Monsieur Noor Deen Essak est  entré irrégulièrement sur le territoire français le 19 octobre 2017 et s’y est maintenu sans être muni des documents et visa exigés par les textes en vigueur. Dans cette situation, le droit s’applique dans le respect de la réglementation liée aux étrangers», indique le communiqué de la préfecture. Une façon d’obéir aux textes de loi qui ne fait qu’accroître la colère du collectif. Deux jours, il suffisait de laisser passer ce délai, et cette même loi qui dit aujourd’hui que c’est à l’Italie de s’occuper de Nordeen aurait dit que c’est à la France de traiter la demande d’asile. Nordeen avait peur de retourner en Italie car il ne veut pas être renvoyé au Soudan, où son père et son frère ont été assassinés et où il a échappé de peu à la mort lui aussi.