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Lecture entre incantation et plaidoyer

Association Masquarades

D’un côté,  le phrasé élégant des voix veloutées d’Anny Duperey et de ses comparses François Soustre et Sylvain Dufour ; de l’autre, l’aspect sacré que confère le murmure des petites toux occasionnelles et confuses. Et au milieu tambourine l’absence d’un rideau épais, lancinante comme la sensation d’un membre fantôme. Car, si toute la gourmandise littéraire venait accompagner chacune des interventions proposées dimanche, grande salle de la mairie, il manquait l’écrin feutré et intime qu’a à offrir le petit théâtre à l’italienne de Guéret. Et pour celui-ci, il faudra attendre encore un peu, le prochain mandat dans le meilleur des cas...
Si le trio est monté dimanche, à l’invitation de l’association Masquarades, sur les planches -de l’estrade de la grande salle de la mairie-, c’est d’abord pour le plaisir communicatif de la lecture. Anny Duperey a joint sa prose aux poèmes du danseur et metteur en scène Sylvain Dufour tandis que François Soustre s’est attaché à faire sortir de l’ombre Colette de Jouvenel, fille de l’auteure Colette et de l’homme politique Henry de Jouvenel mais surtout journaliste, résistante, féministe avant Simone de Beauvoir, et en seconde partie des récits de vie sur le thème de la campagne.
Mais, au-delà de cette figure, c’est aussi, en filigrane, le petit théâtre de Guéret que Masquarades, dont Anny Duperey est la marraine, essaie de faire revivre. Et pour l’heure le petit théâtre, propriété de la ville de Guéret, affiche plus des airs de mausolée et les trois coups susceptibles d’y résonner, une séance de spiritisme. Il a pourtant tout le potentiel pour accueillir les vivants et contribuer à ranimer la ville entière. « Il est magnifique, c’est un bijou », insiste Annie Duperey. « Il a exactement la taille qu’il faut pour une ville comme Guéret ; ce n’est pas un opéra. L'acoustique y est hyper bonne, ça peut servir pour les concerts, les lectures, le théâtre. »
Le dossier a été présélectionne dans le cadre de la mission Bern pour la région Nouvelle-Aquitaine. Et... Rideau ! L’histoire s’arrête là : le dossier est bloqué, en attente de l’autorisation de la ville mobilisée sur deux autres projets : la restructuration du musée de Guéret, elle-même très attendue, et le complexe sportif. Une restauration complète est estimée à 2 millions auxquels s’ajouteraient 2 à 350.000€ à l’année en termes de fonctionnement. « La ville de Guéret a eu des choix à faire », a expliqué l’adjoint Thierry Bourguignon, interrogé avant la séance par la présidente de l’association, Séverine Pateyron. « On ne lâche pas l’affaire », a-t-il réaffirmé, évoquant  le prochain mandat... « peut-être.»

 

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