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Le plan Santé + 23 lancé

Santé

listes, une fragilité en médecine générale, une fuite du recours aux soins hospitaliers, des taux de participation au dépistage des cancers faible... les indicateurs de santé de la Creuse ne sont pas bons.  Au vu de ce diagnostic, loin d’être nouveau, l’Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine lance un plan «Santé+23, agir ensemble pour la santé en Creuse». Ce plan se veut être unique, co-construit, évolutif. Il a été présenté mardi dans les locaux de la délégation territoriale par Michel Laforcade, directeur général de l’ARS.
«On a souhaité faire de la discrimination positive afin de donner des moyens supplémentaires à un département qui n’est pas le plus riche», explicite Michel Laforcade. Dans ce plan, deux axes prioritaires ont été dégagés, la prévention et maintenir et développer l’offre de soins sur lesquels l’ARS annonce des moyens «substantiels».
En premier lieu sont en cours de recrutements sept animateurs de santé publique rattachés à quatre centres hospitaliers : Guéret, Aubusson, La Souterraine, Bourganeuf mais qui ont vocation à être hors les murs. Deux animateurs pour l’ANPAA (association nationale de prévention en alcoologie et addictologie), un animateur pour le centre médical de Sainte-Feyre sur le dépistage des cancers seront aussi recrutés. «Les établissements recevront des moyens pour ce dispositif», précise Hélène Junqua, directrice générale adjointe de l’ARS. L’accent a également été mis sur les consultations avancées. Au nombre de 36 aujourd’hui, un besoin de 27 a été diagnostiqué. L’objectif de l’ARS est de 20 consultations avancées de spécialistes en plus d’ici fin 2018. Quelques-unes sont déjà actées comme la dermatologie à Aubusson, l’endocrinologie à la Maison de santé de Boussac. La télémédecine est aussi un élément essentiel du plan. Si deux opérations existent déjà, l’offre bucco-dentaire et l’AVC, six autres seront soutenues, la dermatologie à Evaux-les-Bains et à Aubusson et ses pôles Bellegarde-en-Marche et La Courtine ainsi que de la gérontologie, de l'odontologie à Bourganeuf ou encore de la psychiatrie à l’EHPAD de Boussac. D’ores et déjà des choses sont en place, d’autres sont à venir. Toutes les pistes seront étudiées, le plan est évolutif. «C’est une opération qui doit nous servir de laboratoire», note Michel Laforcade. Les crédits alloués seront reconductibles. L’ARS évoque 1 million d’euros pour la prévention et se basant sur 2016 4,2 millions sur l’offre de soins soit plus de 5 millions d’euros par an.
L’antenne SMUR promise par l’ancien directeur général de l’ARS du Limousin à Aubusson ne fait pas partie du plan. Michel Laforcade évoquant le principe de réalité ne peut plus la promettre. «Ce n’est pas un problème d’argent mais de disponibilité démographique», précise-t-il. Quant aux urgences, il veut les maintenir, «c’est absolument indispensable»,  martèle-t-il. Un principe de réalité sur lequel l’ARS s’est donc appuyée pour établir ce plan.
Des professionnels attentifs
Pour les professionnels auxquels le plan a été présenté hier après-midi lors d’un colloque avec les élus, «c’est tard. Cela fait vingt ans qu’on en parle, avoue Claude Landos, médecin généraliste à La Celle-Dunoise.  J’espère que ça va répondre partiellement aux besoins des patients, nous sommes sur la bonne voie».  «Il faut étudier le plan, cela peut dépanner. Il faudra voir comment cela va s’articuler et inventer de nouvelles façons de travailler», ajoute Jean-Paul Lamiraud, président de
l’ordre des médecins de la Creuse.
 

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