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Aucune offre de reprise ferme ne se dessine

GM&S Industry

Bruno Le Maire, suite à l’entretien avec les salariés de GM&S Industry vendredi avait annoncé une rencontre avec Alain Martineau, P-DG de GMD, seul repreneur sur les rangs pour l’instant.
Ils se sont rencontrés hier matin. Le ministère a annoncé aux salariés que GMD ne ferait pas d’offre ferme ce mardi 20 juin faute d’éléments au tribunal de commerce de Poitiers mais qu’il déposerait un business plan. Reste que ce ne serait pas une offre ferme. Est-ce que cela sera suffisant pour que le tribunal décide ce vendredi de prolonger la période d’observation ou décidera-t-il de la liquidation ? Les salariés ne le savent pas.
Quant au nombre de salariés repris, GMD ne change pas de position et reste à 110, 120. Largement insuffisant pour les salariés qui exigent à nouveau de chercher d’autres solutions, de voir les constructeurs pour faire évoluer le chiffre d’affaires. Mais le ministère renvoie encore et toujours vers GMD. «Soit il fait une offre ferme, soit il dégage, s’énerve Patrick Brun. On ne peut pas lui faire de cadeaux comme cela, poursuit-il évoquant le rachat possible de la SCI par les collectivités locales ou encore qu’il n’y aurait pas de problèmes sur la dépollution du site,  sans contreparties sur l’emploi». Ils ne comprennent pas ou alors que trop bien : que tout a été fait pour attendre la fin de cette longue année électorale.
Le climat est de plus en plus tendu, les salariés et on l’a vu la semaine dernière (voir nos précédentes éditions) ont la nette impression de se faire berner. Ils ont vu également sur Internet que quand on tape GM&S sur Google apparaît «site définitivement fermé» alors que cela n’est pas vrai. Ils ont également appris que les cinq employés de la chaudronnerie Métalis installée dans la zone industrielle du Cheix à quelques pas de chez eux ont reçu leur lettre de licenciement hier matin et que les six postes menacés à la gare de La Souterraine seront en effet comme le craignait la CGT supprimés à l’horizon 2018.
Un climat qui n’aspire pas la confiance mais ils le réaffirment, ils ne lâcheront rien. Tout comme l’union locale de la CGT La Souterraine qui indique dans un communiqué qu’elle «continuera et amplifiera la mobilisation aux côtés des salariés». D’ailleurs, devant «cette situation dramatique» pour la ville, elle a invité le nouveau député de la Creuse Jean-Baptiste Moreau à venir avant le conseil municipal de La Souterraine, ce soir à 18 heures. Avant cela, les salariés de GM&S qui bloquent toujours le site auront le soutien de leurs  camarades de la Seita de Riom (Puy-de-Dôme), dernière usine de production de cigarettes en France menacée de fermeture.  
Un comité d’entreprise se tiendra mercredi matin, un point d’étape avant l’audience intermédiaire prévue ce vendredi 23 juin à 10h30 à Poitiers où les salariés invitent une nouvelle fois la population et les élus à se mobiliser en nombre pour les soutenir.

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