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Il recherche les familles de Poilus français oubliés

Mémoire

Patrick Lernout recherche les familles de trois soldats corréziens morts en octobre 1918 en Belgique et enterrés au cimetière français de Machelen-les-Lyz.

Ils s’appelaient Jean-Pierre, François et Pierre et venaient de Corrèze. Ils n’avaient pas trente ans quand ils furent tués par l’ennemi à Machelen-les-Lyz en Belgique à la fin du mois d’octobre 1918, quelques jours avant l’Armistice. Leurs corps n’ayant pas été réclamés, ils ont été enterrés sur place comme 745 autres de leurs jeunes camarades, venus de France, d’Algérie ou du Sénégal.
Un siècle après la fin de la Grande Guerre, un retraité belge, passionné d’histoire, a décidé de numériser toutes les données de ces poilus inhumés dans le cimetière français, situé à quelques kilomètres de chez lui.

Les sortir de l'oubli

Depuis trois ans et demi, Patrick Lernout enquête, glane des informations auprès des services d’archives, lance des appels par voie de presse pour retrouver les familles de ces soldats, pour obtenir des photos. «Je souhaite honorer ces hommes qui ont donné leur vie pour notre liberté», commente-t-il. «Je veux leur donner une deuxième vie, faire le nécessaire pour qu’ils ne soient jamais oubliés». L’historien amateur d’origine flamande veut aussi amener des visiteurs français dans ce cimetière situé à une vingtaine de kilomètres de Gand, un peu trop loin de la Somme ou de Verdun. «Ce cimetière est bien entretenu par le gouvernement français mais oublié par les gens», relève-t-il. Une cérémonie commémorative s’y déroule chaque premier dimanche de septembre. «Cette année, cinq ou six familles vont être présentes grâce à mes recherches». La persévérance et le travail de Patrick Lernout sont récompensés lorsque les descendants de Poilus retrouvent leur aïeul mort à l’ennemi. «Une dame est venue d’Espagne pour visiter son arrière-grand-père. Une autre cherchait son grand-père, elle ne savait pas du tout où il était enterré. Quand elle est venue se recueillir sur sa tombe, ce fut très émouvant», commente-t-il.
La plupart des poilus qui dorment sous le sol belge avaient entre 21 et 25 ans et étaient cultivateurs. Ils travaillaient la terre, comme nos trois corréziens.

Qui sont-ils ?

  • Jean-Pierre Peyrat est né le 9 septembre 1891 à Gourdon-Murat. Il est le fils de Pierre Peyrat et de Marie Orluc qui habitaient Murat. Il est mort le 31 octobre 1918 à l’âge de 27 ans. Il avait la médaille militaire.
  • François Bancharel est né le 7 juillet 1897 à Chenailler-Mascheix de Marie Bancharel et de père inconnu. Il vivait à Brivezac et a été tué le 25 octobre 1918 à l’âge de 21 ans.
  • Pierre Lagorse venait de Lissac-sur-Couze. Il est né le 13 décembre 1897 à Brive de Jean Lagorse et d’Eugénie Buisson. Il a perdu la vie le 27 octobre 1918 à l’âge de 21 ans. Lui aussi avait la médaille militaire.

Patrick Lernout recherche leurs familles pour obtenir des photos. Il est joignable par mail à : patrick.lernout@telenet.be.

K.B.

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