Fil info
19:32Indre : Maternité : fermeture ferme -> https://t.co/GdP4BoIPjQ
19:30Indre : Un nouveau président et des renforts au tribunal -> https://t.co/5AFCstHdg3
19:28Châteauroux : Fermeture de deux bureaux de Poste avant la fin de l’année -> https://t.co/nd969VVeyK
18:56 - : Blocage payant à La Poste -> https://t.co/zZE2HafxmG
18:49 Hallyday pays c’est l’amour - : Un peu de Cloître dans le dernier « Hallyday » -> https://t.co/Ls6UhnqwTc
17:48# # - -Vienne : Les chauffeurs de bus lassés d’être insultés, voire agressés -> https://t.co/p26dVi5KOB
17:07Région : Toutes les facettes de la laine -> https://t.co/LUvQS4865v
17:06RT : Ouverture de la billetterie pour le match France 🇫🇷 - 🇧🇬 Bulgarie qui se déroulera le 3 décembre à dans le… https://t.co/PqsAZJCCiS
17:05RT : / ♻️ Ce samedi 20/10, une des chimiques des particuliers est organisée ♻️ Rendez… https://t.co/LrdLMnR0BD
17:03RT : Le 2 novembre 2018, 11ème journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité. Retrouvez-nous square de la Mai… https://t.co/49ybSnKYN3
17:00# # - -Vienne : Les automobilistes vont devoir s’adapter -> https://t.co/wf1BKQOiTM
16:51# # - -Vienne : Coder et décoder un jeu d’enfant pour les collégiens -> https://t.co/na60sTsRpn
16:39Dordogne : Aide à la modernisation des structures touristiques en zone rurale -> https://t.co/aRKGPJASlO
16:22Bergerac : Frédéric Delmarès reconnu coupable de braconnage -> https://t.co/rOrMQFrMmO
16:10Uzerche : Réhabilitation des logements sociaux de la Borie Blanche -> https://t.co/PpcUsDyjLp
15:33Indre : Les pompières prises en exemple par les Femmes solidaires -> https://t.co/fLVqbliYOn
15:31Indre : « Mens sana in corpore sano » pour l’ANPAA 36 -> https://t.co/rDCfacaROy
13:59Brive-la-Gaillarde : La distillerie Bellet cultive les saveurs d’antan -> https://t.co/wVugA9PpjP
13:30Périgueux : Migrations : un vrai projet de société -> https://t.co/h4Fi5as67w
08:35RT : Demain vend. 10h devant hôpital de Châteauroux au moment réunion conseil surveillance à propos de la vraisemblable… https://t.co/xNsgoH80yU

Retraité(e)s, solidaires et en colère

Social

Assez ! Ils en ont assez, ces hommes et ces femmes, d’être désignés comme des privilégiés. Solidaires, ils le sont, envers la nation mais aussi envers leurs parents, leurs enfants, leurs petits-enfants. Jeudi 18 octobre, ils seront dans la rue à l’appel national du groupe des neuf syndicats, rejoints par une dizaine d’associations.

Mépris et abandon sont les sentiments qu’ils ressentent. La réforme prévue par le gouvernement envisage une refonte du régime des retraites en  une prestation sociale. Un acte jugé condescendant par les syndicats de Corrèze.
Il s’agit de dignité. Une telle mesure est envisagée par les organisations de retraité-es CGT, FO, CFTC, CFE CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR, Ensemble et Solidaires du groupe des 9 et UNSA de la Corrèze, comme une atteinte à leur citoyenneté. Le tract rédigé dénonce : «pour le  gouvernement, nous ne sommes plus des citoyens qui ont travaillé et cotisé, qui ont obtenu des droits pour la retraite et la santé. Il nous traite de vieilles personnes qui coûtent cher et doivent être prises en charge par une prestation sociale assurant un minimum pour survivre...».

Un quotidien difficile à assumer

Autour de la table, les mines sont préoccupées. Au-delà des revendications de pouvoir d’achat qui font la réalité d’un quotidien toujours plus difficile à assumer de par la charge familiale des parents, des enfants voire petit-enfants et l’augmentation du coût de la vie ; les retraités se voient désignés comme bouc émissaire pour endosser les injustices sociales du pays. «C’est l’inversion des solidarités qui est insupportable !» déplore Pierre Leymarie, FGRPF.
«S’il y avait des choses auxquelles s’attaquer, il y aurait à faire !» s’emportent tout le monde en dressant la liste des initiatives prises par les  gouvernements successifs pour le maintien de l’emploi en France ou encore, en citant les aberrations financières du système boursier. Loin de  l’inventaire à la Prévert qui étale poétiquement une suite  d’éléments sans cohérence, ce qu’énumèrent les représentants syndicaux, c’est l’addition des cadeaux fiscaux et autres dividendes d’une société marchande créatrice d’inégalités. On parle de «43 milliards d’euros distribués aux  actionnaires des laboratoires pharmaceutiques», de «40 milliards d’euros donnés aux entreprises dans le cadre du CICE pour les aides à  l’emploi», des «plus riches [qui] représentent 50% du PIB du pays soit 1028 milliards d’euros».
Des chiffres faramineux, bien loin du montant des pensions érodées au fur et à mesure des réformes. «Pour 2019 et 2020, l’augmentation des retraites est de 0,3% alors que les prix ont subi une hausse de 2,3 %  ces douze derniers mois».

Retraités méprisés

Une situation qui dérive, selon les syndicalistes retraités, vers «le fonds de pension à l’américaine». Chacun perçoit la volonté de l’exécutif à  «imposer un système universel de recette face aux 42 régimes fondés en 1945» pour en venir «ni plus, ni moins, [à] une privatisation des régimes de retraite». «Depuis quatre ans, non seulement, nos revendications ne sont pas entendues mais en plus, la situation empire et devient insoutenable. C’est un mépris total pour les anciens. Aujourd’hui, ce n’est plus du mécontentement mais de la colère ! Nos députés nous reçoivent tout sourire et puis, à l’Assemblée nationale, ils votent comme un seul homme !» constate  Alain Moinet de l’USR CGT.
Alain Guinot, FSU, d’appuyer ses propos : «Ça c’est au plan de la Corrèze. Au national, le président de la République refuse de rencontrer les représentants des syndicats des retraités. J’appelle ça du mépris !».
La question de la dépendance est également au cœur des préoccupations. Les situations des personnes âgées hébergées en EHPAD ainsi que les conditions de travail du personnel de ces établissements font remonter des revendications énoncées depuis longtemps : «Non seulement, les  EHPAD ne disposent pas de plateaux techniques pour traiter les problématiques de soins de santé mais il n’y a pas assez de personnel. Actuellement on compte un ratio de 0,6 aide-soignant par résident. Nous avons exigé, depuis les années 80, le 1 pour 1!».
Autres revendications portées par les syndicats de retraités, la considération de la dépendance comme «cinquième risque» et «sa prise en charge pas la Sécurité Sociale». Actuellement la gestion de l’allocation personnalisée d'autonomie échoue au Département, une injustice pour le groupe des Neuf, qui analyse ce fait comme une «discontinuité territoriale» puisque liée à la richesse des territoires. Le rural risque fort d’en pâtir dans les années à venir. Pour preuve, la disparition annoncée des hôpitaux d’Ussel, Guéret et Saint-Junien. «Une incohérence avec la création des centres de santé» remarque Brigitte Rebuffie de l’UNSA Retraités 19.
En Corrèze, quatre territoires sont pourtant référencés par l’ARS comme zone d’intervention prioritaire soit 75 communes allant de Treignac à Uzerche en passant par Meymac et Egletons.
L’heure est donc à la solidarité entre actifs et retraités plus qu’à la division clament d’une même voix les syndicalistes avant d’avertir : «Nous ne sommes pas une charge pour la société ! Les salaires sont aujourd’hui faits de primes. Un principe idéal pour ne pas augmenter les salaires de bases (qui explique le gel du point d’indice). Or, les retraites sont calculées hors primes...».

Sabine Parisot


Rassemblement en Corrèze
Le rendez-vous est donné dans le département, jeudi 18 octobre à 9h30 devant la sous-préfecture de Brive, boulevard du Salan.