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L’usine des 100 000 chemises en phase de destruction

Les travaux préparatoires à la construction du nouveau quartier des 100 000 chemises ont débuté ce mois-ci. D’ici mars, la parcelle sera rasée pour commencer l’aménagement de 64 logements. Livraison prévue en 2021.

Depuis la fermeture de l’usine des 100 000 chemises en 2004, la municipalité cherchait à réhabiliter la parcelle de 13 000 m2, située au début de la rue de Strasbourg, à deux pas du centre-ville. C’est l’OPAC qui a hérité du projet en proposant de construire 64 logements (dont 30 % dédiés aux senior), une maison de santé pluridisciplinaire et cinq commerces, tout en conservant le caractère historique et patrimonial du site, avec des rappels architecturaux et la réhabilitation de certains édifices. La façade rue de Strasbourg est par exemple conservée, ainsi qu’une partie de l’usine et la maison de maître, transformée en plusieurs logements. Trois arbres centenaires sont également préservés, dont un cèdre monumental.
Le début du mois a été marqué par le départ physique de l’opération. Dans un premier temps, les entreprises ont démonté les portes, les fenêtres et les cloisons. Hier, les engins sont entrés en jeu, avec notamment la cisaille grignoteuse (voir photo). « Aujourd’hui, on s’attaque au dur, commente Richard Pez, le directeur du développement de l’OPAC. On s’occupe de la charpente et des murs, en faisant une présélection des matériaux en trois classes (bois, métal, gravats) pour faciliter la gestion des déchets. On a peu de désamiantage, seulement quelques gaines et isolant. » Dans un souci d’économie, de limite des nuisances pour les riverains et de protection de l’environnement, les gravats sont utilisés comme remblai pour combler les trous du chantier et niveler les sols. à la mi-mars, le site sera rasé et déblayé, prêt pour accueillir les premières coulées de béton.
Pour la phase de construction, l’OPAC est encore dans la consultation d’entreprises. Le début des travaux est prévu pour le deuxième semestre 2018, ils devraient durer 39 mois. Le coût total de l’opération s’élève à 10,5 millions d’euros dont 7,6 millions pour les travaux et 310 000 euros pour le désamiantage et la déconstruction.
Présent hier matin sur le site pour constater l’avancée du programme, Pascal Longein, le directeur général de l'OPAC 36, observait le chantier avec une pointe d’amertume, lui qui s’est beaucoup investi sur le dossier. « Une opération comme celle-ci n’aurait pas pu voir le jour aujourd’hui avec les réformes annoncées des bailleurs sociaux, déplore-t-il. Cette opération ne serait plus possible. » La capacité d’investissement de l’OPAC va notamment être réduite de 30 à 21 millions d’euros.

Florent Renaudier

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